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D.R.


Beautiful Thing
Au Vingtième Théâtre
Même si outre-Manche, Jonathan Harvey est un auteur à succès, il est curieux de constater que son travail n'a jamais été encore monté en France. Une lacune culturelle à laquelle remédie Kester Lovelace en nous offrant cette pièce drôle, humaniste et profonde. Le metteur en scène et deux de ses interprètes nous livrent leurs impressions sur cette œuvre, véritable aller simple pour les banlieues british !
Matila Malliarakis joue Jamie

Originaire de l'Ariège, il commence le théâtre en amateur à 11 ans. Il continue, adolescent, à Toulouse, pour enfin venir sur Paris. Il enchaîne alors séries, téléfilms, et, au théâtre, entre dans la Compagnie du Vélo Volé. Il est actuellement en deuxième année au Conservatoire supérieur de Paris. "La première fois que je l'ai lu, j'ai trouvé ça très drôle, avec un rythme soutenu proche du Boulevard, ça m'a plu. C'est un vrai conte contemporain. C'est une forme de théâtre très accessible, on sent que c'est écrit plus pour le public que pour les 'théâtreux' et ça, j'aime beaucoup."

Ivan Cori joue Ste
Parisien, il commence à 15 ans dans le cours de théâtre privé La Bruyère. À 19 ans, il rentre au Conservatoire du Centre qu'il devra quitter rapidement pour tourner une série pour TF1, Ligne de Feu, et un téléfilm sur un Labiche pour France 2. Cet été, il a joué dans Lorenzaccio, sous la direction d'Antoine Bourseiller au Festival d'Avignon. "La manière dont Kester m'a parlé de la pièce m'a séduit. C'est une pièce sur la tolérance et non sur l'homophobie. On joue le premier amour - fille ou garçon en face, le sentiment à jouer est le même - c'est très intéressant."

Kester Lovelace, met en scène
Il arrive en France en 1983. Professeur de théâtre et metteur en scène, il a déjà monté au Vingtième Théâtre : Prince Academy, Gulliver's Travels et Shakespod, dans sa langue maternelle : l'anglais. "Il y a une tradition shakespearienne chez nous, on aime écrire des pièces qui, sur le fond sont dramatiques, mais qui, sur la forme, sont pleines d'humour, voire burlesques. Jonathan Harvey revendique le côté populaire de ses œuvres. Il écrit avec subtilité tout en y insérant des références au vaudeville, parfois des blagues bas de gamme - et il assume ! L'adaptation conserve tout ça. Au-delà de cet humour, se dégage aussi un hymne humaniste à la différence. On décrit cette proximité et cette promiscuité urbaines qui poussent à l'agressivité mais aussi à l'amour. C'est ce qui m'a séduit surtout : ce sentiment du premier amour, ce rite de passage - c'est un sentiment universel qui nous émeut tous lorsqu'on se le remémore. C'est un vrai 'have-fun' avec une belle fin, qui est comme une porte ouverte. Chacun peut en imaginer la suite."
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 25/01/2009

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