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Catherine Hamilty
D.R.


Mélinda Mélinda
Woody Allen est à l’honneur
Pierre Valmy
metteur en scène et co-adaptateur


Fils du comédien André Valmy, il côtoie très jeune le monde du théâtre, mais se réalise comme musicien. Sur le tard, il revient à l'art dramatique par le bias des plateaux de synchro où il fera des adaptations et de la direction d'acteurs. "On doit beaucoup à Jacqueline Cohen, la traductrice de tous les films de Woody Allen en France. C'est elle qui m'a proposé d'adapter le film au théâtre avec ma femme, et sans elle, nous n'aurions sans doute pas eu les droits. Quand Woody Allen a reçu notre dossier, il a répondu sobrement : 'Why should I refuse ? C'est divin !' Contents mais pas inconscients : "On a dû être très vigilants car, chez Woody Allen, il y a beaucoup de précision. Tous les dialogues sont pensés, les mots sont puissants. Réduire la centaine de personnages à six fut très complexe. Dans ce souci de précision, le décor et les costumes respectent ceux du film, chez Woody Allen rien n'est laissé au hasard."

Marie-Frédérique Habert
co-adaptatrice, interprète Mélinda


Formée par Françoise Seigner, qui la fera jouer plus tard, comme dans Esther à la Comédie-Française, elle n'a toujours été que comédienne. "C'est la première fois que je passe de l'autre côté en tant qu'adaptatrice. Adapter un film en pièce n'est pas chose facile, cinéma et théâtre ne répondent pas aux mêmes codes, on doit supprimer le côté 'cut' du film et retrouver un moelleux au texte sans être long." Elle n'en oublie pas cependant son rôle de Melinda : "C'est une équilibriste sur un fil, tombant soit dans la comédie, soit dans le drame. Une vraie promenade dans l'âme humaine. La tragédie et l'humour s'opposent jusqu'à se côtoyer. C'est un miroir dont le reflet n'est pas intègre ! On reconnaît cette façon que Woody Allen a de transcender ses angoisses et son désespoir en humour. Il dit d'ailleurs cette phrase superbe : 'Tant que l'homme sera mortel, il ne vivra jamais complètement décontracté.'"

Catherine Hamilty
interprète Cassy


Formée au cours Simon par Laurence Constant, à laquelle elle voue une vraie reconnaissance. "Elle nous a appris à nous connaître d'abord, à mesurer et à chercher en nous, à être nos propres outils, à travailler sur nos failles, notre sensibilité, le pourquoi de nos réactions. Un vrai travail sur l'Humain, car, au fond, c'est le travail de tout comédien, sans arrêt à l'écoute des autres, on retranscrit de l'humain !" Elle reconnaît également qu'au-delà de l'acquis, il y a aussi l'inné : "On doit travailler parfois à l'instinct, garder son âme d'enfant pour s'étonner de tout et aimer. On retrouve ça chez Woody Allen : l'enthousiasme, le cœur d'enfant, la légèreté dans la noirceur, l'exploration de l'être humain avec sa culpabilité, ses faiblesses, ses désirs, tout en étant drôle. Il y a cette phrase : 'Le comique est la politesse du désespoir.' C'est tout à fait ça !"
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 15/12/2008

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