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Christian Schiaretti
© Christian Ganet


Coriolan
Le directeur du Théâtre national populaire de Villeurbanne met en scène "Coriolan" de William Shakespeare. Une tragédie historique et politique qui, à travers le destin du célèbre militaire romain, révèle la contiguïté des notions de pouvoir et de représentation.
Coriolan est un chef de guerre orgueilleux, un patricien auréolé de gloire qui, après ses succès militaires, consent à tenter de séduire les Romains (attitude qu'il considère cependant comme un avilissement) pour devenir consul. Finalement rejeté par la plèbe, il s'allie aux Volsques - ses anciens ennemis - et porte les armes contre sa patrie. Cette pièce "interroge la République", explique Christian Schiaretti, "l'articulation du pouvoir entre plébéiens et patriciens, l'équilibre à trouver entre la légitimité, l'illégitimité et la tempérance". "Coriolan est politique et théâtral, poursuit le metteur en scène, non seulement cette œuvre nous raconte le fonctionnement du monde, mais elle affirme aussi que théâtre et politique sont consubstantiels. La question du pouvoir et de sa durée rejoint la question de la représentation et du langage, du corps et de l'expression par le langage : comme au théâtre (...) Coriolan est une tragédie passionnante parce qu'elle n'a pas de résolution. L'irrésolution est son fondement. Elle termine comme elle a commencé, c'est-à-dire qu'elle n'arrive pas à sortir du cercle infernal d'un équilibre impossible dont l'accomplissement peut être la tempérance mais en aucun cas la vérité."
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 05/12/2008

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