Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

D.R.


L’Huître
Dès les premières secondes, les rires fusent devant Jacques Balutin, magnifique en cet être bourru et rabat-joie, qui se transformera peu à peu en menteur psychotique... Mais ce n'est pas tout !
Fermé comme une huître, vous connaissez l'expression, n'est-ce pas ? Eh bien ici, Bernard (excellent Jacques Balutin) semble en être la parfaite illustration. Depuis qu'il est à la retraite, cet ancien directeur d'agence immobilière (donc au bagout facile) vit dans sa coquille. En plus, il est d'une jalousie invasive et sa femme (la pimpante Axelle Abbadie) n'en peut plus. L'occasion faisant souvent le larron, elle s'ingénie à broder sur sa relation avec son collègue Olivier (impeccable Philippe Gruz). La manœuvre fonctionne tellement bien que Bernard annonce qu'il a une maîtresse ! Dans cette grande partie de bluff, chacun avance ses pions. Elle, abuse de la gentillesse d'Olivier, quitte à pourrir sa vie sentimentale. Lui, engage une actrice, née demoiselle Fromage dans la Creuse et qui se fait appeler Cindy Holidays. Sans doute l'a-t-il eu au rabais car la donzelle n'a pas seulement le QI... d'une huître, elle est empotée et aussi sexy qu'une valise ! Certes, tous les ingrédients d'un classique du Boulevard sont rassemblés. Le truc en plus, comme toujours chez Didier Caron, l'auteur, c'est un mélange de cocasserie et de tendresse qui touche et fait mouche. D'ailleurs, les personnages sont tout à fait crédibles, ce qui les rend attachants... sauf un : la cruche dont le trait est tellement forcé (mais ce n'est pas la faute de la comédienne) que cela entame l'équilibre de la pièce. C'est au contraire dans le jeu posé des comédiens et les répliques affûtées que le public trouvera son bonheur.
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 15/11/2008

-
Haut