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D.R.


Caroline Loeb
Ecrire, jouer, mettre en scène, un bouquet de passions
A la fin des années 80, Caroline a fait un tabac avec "C'est la ouate". En ce début de saison théâtrale, elleest sur tous les fronts. Après la mise en scène de "La Madeleine Proust", elle joue "Mistinguett, Madonna et moi" aux Blancs-Manteaux et s'apprête à partir "En voyage de notes", avec Les Bons Becs, avant de mettre en scène Michel Hermon à Nanterre.
Comment passe-t-on de la chanson au théâtre ?
En fait, c'est l'inverse qui s'est produit ! J'étais actrice, sous la direction de Tilly, James Ivory... et suis venue à la chanson par l'écriture. Au moment de C'est la ouate, j'avais 30 ans. En 1993, c'est Michel Hermon qui m'a permis de revenir à mes premières amours. J'ai mis en scène son spectacle de chansons... Et ce fut la révélation ! J'ai réitéré avec Lio, Victor Lazlo, les Weepers Circus... avant d'adapter Shirley et d'y mettre en scène Judith Magre. Là, j'ai retrouvé ma passion première. Mon amour inconditionnel pour les mots, la littérature, l'opéra, le cinéma a nourri mon travail. Mais j'aime surtout le rapport intime avec le comédien, surtout en solo, qui permet de révéler ce que les artistes possèdent au fond d'eux-mêmes, comme une terre que l'on sculpte ! Je ne supporte pas qu'un geste ou un mot ne tombe pas juste... et j'ai la chance de travailler avec des artistes qui adorent la précision.

Comme les Bons Becs ?
Oui. Musiciens exceptionnels et aussi drôles que pros, ils travaillent au rasoir et c'est un pur bonheur de les accompagner, depuis un an. Ce sera un spectacle de grande qualité, joyeux, ludique, poétique, tendre et surtout plein d'esprit. On y côtoiera Gershwin, Mozart, Haendel... J'ai hâte de les voir au Sudden Théâtre.

Aux Blancs-Manteaux, c'est vous qui êtes sur scène. Comment est née l'idée de ce spectacle ?
C'est le spectacle dont je rêve depuis toujours ! Enfant, j'écoutais en boucle Yvette Guilbert, Reggiani, Salvador..., j'ai appris l'italien avec les opéras de Mozart. Bref, je suis une shootée de musique et de chanson ! Aussi, j'ai réuni ma passion pour le music-hall, le glamour, le chic, la chanson, et ces femmes de tête, intelligentes, dotée d'une grande personnalité. Elles ont eu une vision très forte d'elles-mêmes et ont fabriqué ce qu'elles sont devenues. Pourtant, au départ, ces énormes stars semblaient n'avoir rien de plus que les autres. Disons-le tout net, Madonna, la plus grande d'aujourd'hui, chante comme une patate ! Elle fait ce qu'elle veut, emmerde tout le monde et elle a bien raison ! Comme Marlène Dietrich, c'est un modèle d'indépendance. Et toutes deux ont une même façon de jouer, à la marge de l'androgynie. J'aime aussi jouer sur les genres et je me suis identifiée à ces bonnes femmes qui me font rêver. Dans ce spectacle, je dresse mon autoportrait en kaléidoscope à travers leurs chansons, leur vie et celles de Gainsbourg, Juliette, Fred Astaire... Je raconte ma rencontre avec Arletty et autres personnages emblématiques ; je fais un sketch sur la "ouate" ; je m'amuse et le public rit beaucoup ; je danse également et l'accordéoniste Patrick Brugalières m'accompagne. Bref, je m'éclate en plumes, smoking et chapeau claque !?
Interview par Caroline Fabre
Paru le 15/11/2008

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