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D.R.


Jérémy Manesse
En digne fils de Sotha et Philippe Manesse qui dirigent le Café de la Gare, Jérémy écrit des pièces alliant comique, réflexion et absurde. La prochaine est "À suivre"... au Café de la Gare !
C'est pratique d'avoir un lieu comme le Café de la Gare toujours prêt à vous accueillir, non ?
Oh si ! Je suis conscient d'avoir une sécurité que bien d'autres n'ont pas mais ce n'est pas toujours confortable, il y a des contraintes au fait de travailler en famille même si j'adore ça. C'est dur de changer les habitudes. Par exemple, je sais que nos créations "maison" ont un problème de com. Il n'y a pas de raison que les productions extérieures marchent mieux... Hormis le fait que nous ne mettions pas les mêmes moyens. Aussi, cette fois-ci, je m'y suis pris très tôt pour montrer à mes parents la façon dont j'imagine le lancement d'un spectacle, d'autant que grâce à Internet et aux partenariats, on peut faire parler d'une pièce sans forcément se ruiner ! On ne peut plus faire l'économie du budget communication !

Ni celle de la rigueur dans la préparation ?
Ça, c'est un reliquat du temps où l'on rodait les pièces devant le public qui payait et pour qui ça faisait partie du charme. On ne peut plus lancer des pièces qui ne sont pas prêtes. Ça doit être carré dès la première représentation. J'ai cette exigence. D'ailleurs, sur www.asuivre.org, chacun peut découvrir notre travail au jour le jour grâce à un documentaire réalisé sérieusement... avec des gags !

Quel est le sujet de À suivre ?
Les séries télé. Avant, chaque épisode avait une fin. Aujourd'hui, avec Alias ou 24 H, il y a un rebondissement au quart d'heure. Alors les gens sont accros. Il n'y pas une soirée où l'on n'en parle pas. On passe des nuits à revoir des intégrales. C'est la drogue douce du XXIe siècle ! À suivre raconte l'histoire d'une fan de séries dont le père, qu'elle n'a pas connu, a peut-être été le Jack Bauer de son époque. Elle regarde la télé quand sonnent à sa porte un extraterrestre et des agents secrets à la recherche d'un objet. Elle entre à fond dans cette histoire car elle a envie d'y croire...

Et toujours des personnages déjantés ?
J'ai mélangé des archétypes de séries d'espionnage, des agents doubles, voire triples qui ne savent même plus pour qui ils bossent et de science-fiction. C'est une combinaison qu'on n'a pas l'habitude de voir au théâtre et qui me permet de réunir mes deux passions, le théâtre et les comics.

Vous en lisez depuis longtemps ?
Non seulement j'en dévore depuis toujours mais, en plus, je suis traducteur de BD américaines. C'est même un deuxième métier. Ça m'éclate et ça me permet de travailler chez moi, au calme, dans ma campagne. C'est pour ça aussi qu'être auteur me plaît : je peux écrire en restant chez moi et garder les enfants... que nous n'avons pas encore !

Vous écrivez, vous jouez. Avez-vous une préférence ?
Ça dépend des moments. En règle générale, j'aime toujours écrire et, par moments, c'est super de jouer, surtout qu'ici, j'aurai les mêmes horaires que ma chérie, Odile Huleux. Cette pièce, je l'ai écrite pour elle. De talentueux comédiens nous ont rejoints, dont Olivier Mag, qui est navré... car pour la première fois, c'est le doyen de l'équipe !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 10/11/2008

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