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D.R.


Jacques Bonnaffé
Après son beau succès la saison dernière, l'acteur reprend "L'Oral et Hardi" à la Maison de la Poésie. Un spectacle en forme d'allocution humoristique et poétique, sur des textes de Jean-Pierre Verheggen.
Qu'est-ce qui vous lie à l'écriture de Jean-Pierre Verheggen ?
Une longue pratique. Cette écriture s'est adressée à moi comme des textes pour la voix, des textes pour un acteur, lui, parlerait certainement de textes pour l'oreille. Il s'agit d'une écriture extravagante, rythmée, truculente, qui donne à entendre une cadence de la langue qui se situe au-delà du prévisible, comme à la naissance des mots. Jean-Pierre Verheggen est un contestataire, un joyeux provocateur. D'ailleurs, ses abus poétiques restent toujours très accessibles. C'est aussi cela qui m'intéresse. Car, il y a une grande dimension de plaisir dans ses textes, ainsi que de surprise. Ses envolées lyriques - qui ne manquent jamais d'humour - peuvent nous permettre de remonter à la source de nous-mêmes.

Que représente, pour vous, la poésie ?
Je crois que dans toute poésie, il y a un phénomène de renversement qui s'opère. Les mots se suspendent et nous surprennent, car ils nous renvoient à ce qui se cache derrière eux, aux choses que l'on n'entend pas toujours dans d'autres circonstances. Si L'Oral et Hardi est un spectacle poétique, c'est sans doute à travers l'étonnement qu'il suscite chez le public. D'une certaine façon, ce spectacle est une déclaration d'amour : une déclaration d'amour aux mots eux-mêmes.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 15/09/2008

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