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D.R.


Hélène Cinque met en scène “Peines d’amour perdues”
Issue du Théâtre du Soleil, Hélène Cinque revient à La Cartoucherie de Vincennes pour un "jeu de cache-cache des sentiments" adapté de l'œuvre de Shakespeare. Un spectacle mêlant music-hall des années 1950 et R'n'B, chansons de Charles Aznavour et de James Morrison...
Quels sont les principaux aspects de la pièce de Shakespeare sur lesquels vous avez souhaité construire votre représentation ?
J'ai souhaité mettre en avant la thématique du pouvoir et, surtout, la critique de son exercice lorsqu'il se trouve concentré entre les mains d'un seul homme, lorsqu'un monarque, par sa seule volonté, décide de la vie de tout un royaume, de chaque individu, de tout un peuple. Dans Peines d'amour perdues, il est question d'un jeune roi (exerçant depuis peu le pouvoir) qui n'a encore presque rien vécu et qui, sous l'influence de sa cour et par le seul fait du prince, va décréter des lois contre nature dans l'unique but de donner
un sens à une existence ennuyeuse.

Tout cela contre l'amour et en retrait du jaillissement amoureux...
Oui, et c'est là que la vie reprend le dessus sur l'exercice mortifère du pouvoir sans partage. Car Peines d'amour perdues parle bien sûr d'amour, de jeunesse, d'élans incontrôlables... Bref, de la vie dans tout ce qu'elle a d'imprévisible et d'irréductible. C'est en cela qu'il s'agit d'une pièce d'opposition au diktat par l'amour. Peu d'œuvres théâtrales expriment avec autant de force l'ivresse et l'emportement amoureux.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 23/06/2008

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