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Daniéle Gilbert
© Brigitte Enguerand


Monique est demandée caisse 12
Shopping !
Originale pièce que cette "Monique est demandée caisse 12". Déjà le titre, puis le thème, enfin les auteurs : Raphaël Mezrahi, Amanda Sthers et Laurent Baffie. Et que dire du projet de transformer le théâtre du Rond Point en supermarché avec charriots, rayons et filets garnis ? Décidément, nous n'avons pas fini d'être surpris !
Fanny Valette

Habituée du petit et du grand écran, Fanny Valette sera le personnage titre de ce spectacle sans pareil.


Vous êtes donc cette Monique !
Oui, une jeune fille dotée d'un bac+ 5, plutôt jolie et gentille, mais déprimée en permanence. Sa grande passion est d'être dans un supermarché ! Elle a besoin d'y être ! Le théâtre du Rond Point va donc être transformé en supermarché, on va faire participer le public, lui remettre des produits...

C'est plutôt original...
Extrêmement. C'est aussi une comédie musicale où l'on chante des chansons obsolètes que l'on remet au goût du jour. J'avais déjà travaillé avec Amanda Sthers l'année dernière lorsque je jouais Le Vieux Juif blonde ; une vraie relation de confiance s'était installée. C'est une femme pour qui j'ai beaucoup d'admiration et de respect. Avec Raphaël Mezrahi, c'est très fusionnel car il est d'une générosité étonnante. Un peu comme un papa qui cherche à créer une famille. C'est parce qu'il est très intelligent et fin qu'il s'est créé ce personnage que l'on connaît dans ses interviews ou ses one-man-show.

Était-il difficile d'entrer dans son délire comique ?
Entrer dans l'univers d'un autre n'est jamais évident, mais cette pièce est comme une partie de rigolade. Cela n'a rien à voir avec Le Vieux Juif blonde, où j'étais seule en scène pour dire un texte poignant. Ici c'est une pièce avec une équipe, nous nous regardons travailler, nous nous écoutons... Et puis, dans ce théâtre du Rond Point, tout me plaît : l'atmosphère, la programmation, le cadre. C'est un endroit où l'on a envie de passer du temps. Jean-Michel Ribes est quelqu'un de très curieux de tout. Tout de même, transformer son théâtre en supermarché, c'est créatif !


Dani

Dani interrompra l'enregistrement de son prochain album consacré à Paris (sortie début 2009). À compter des répétitions, elle ne s'occupera plus que de la pièce de Raphaël Mezrahi, "Mais ce n'est pas une galère !".


Qu'est-ce qui, dans ce projet fou, vous a séduite ?
J'aime beaucoup l'humour de Raphaël Mezrahi, son décalage, sa dérision. Nous nous sommes rencontrés l'année dernière. J'ai trouvé cette histoire très drôle, inattendue dans son écriture, j'aime ce que cela dit. Ce n'est pas une pièce banale d'un Boulevard. Cela ne ressemble à rien, sauf à Mezrahi. J'adore ce rendez-vous burlesque, inattendu.

Qu'est-ce qui, en vous, lui a plu ?
Je crois qu'il m'aime bien... Je ne sais pas pourquoi !

Vous êtes rare au théâtre...
Le théâtre, c'est de la scène ; ça me plaît. Je retrouve cette ambiance connue avec Les Monologues du vagin. Mais je ne me suis pas demandé s'il fallait le faire ou pas, je suis très spontanée. Si j'avais vu un seul bémol à cette aventure, je n'y serais pas allée. Ça me plaît de suivre un chemin avec des rendez-vous artistiques différents.

Vous jouez dans le théâtre de Jean-Michel Ribes, une autre figure originale.
Je l'adore, c'est un aventurier. Il n'hésite pas à prendre des pièces que personne ne veut, il a le sens du théâtre, des artistes, de la fête. Il est très fort, audacieux. Son lieu est magique, il y a toujours un climat.

Vous vous retrouvez aux côtés, entre autres, de Danièle Gilbert...
Elle est exacte, drôle. Danièle Gilbert, c'est Danièle Gilbert ! Touchante. C'est bien qu'elle ait accepté de se remettre en cause. Raphaël Mezrahi n'est pas méchant, ni premier degré : il la remet dans la lumière.


Danièle Gilbert

Qui ne connaît Danièle Gilbert ? Son sourire charmant, sa gentillesse légendaire, sa voix inimitable attachée à l'histoire du petit écran. La Grande Duduche, qui a montré qu'elle savait faire tant de choses, n'avait pas encore brûlé les planches. C'est maintenant chose faite !


Danièle Gilbert sur une scène de théâtre, c'est inattendu !
C'est une aventure qui me plaît car j'aime ce qui est décalé. Raphaël Mezrahi me l'a demandé ! Moi, c'est au coup de cœur que je marche. Et ce n'est pas fini, puisque je vais bientôt jouer la nouvelle pièce d'Olivier Lejeune, pour plus de cent quinze dates en tournée. C'est un challenge pour moi. J'aime faire des choses nouvelles, des choses que je n'ai pas envisagées au départ. J'ai besoin d'être avec des gens qui m'apprennent ! On me propose beaucoup de choses sauf mon vrai métier, qui est d'être animatrice. Moi, je ne m'impose pas, il faut que les gens aient envie !

Quel sera votre rôle dans Monique ?
Je joue mon propre rôle ! Raphaël Mezrahi a inventé des trucs, ce n'est bien sûr pas ma véritable histoire, mais je suis Danièle Gilbert dans la pièce - tout comme dans Disco de Fabien Onteniente. Il y a de l'autodérision, et là je suis servie ! Cela se moque de moi. Je me moque aussi un peu de moi-même, et ça me convient. Ne pas se prendre au sérieux, c'est une manière de se protéger. Il faut avoir de la distance...

Il paraît que le théâtre du Rond Point se déguise en supermarché pour la circonstance ?
Oui, c'est un lieu très vivant que Jean-Michel Ribes fait vivre avec beaucoup d'idées. Un lieu qui me plaît et où je suis très heureuse de jouer.

Un mois de spectacle à Paris, une tournée avec une autre pièce... Votre vie va-t-elle être très différente ?
J'ai toujours navigué entre Paris et la province, pour les émissions ou les animations. C'est un morceau de vie qui se passe au théâtre. Faire Midi Première tous les jours, c'était une partie de ma vie aussi. Je me sens en France comme dans la rue de mon enfance ; je connais tout le monde et tout le monde me connaît. Avec La Ferme Célébrités, même les plus jeunes me connaissent !
Dossier par François Varlin
Paru le 05/06/2008

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