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D.R.


Gwenhaël de Gouvello Pour “Le Timide au palais”
Il n'en est pas à son coup d'essai en matière de mise en scène et nous revient aujourd'hui avec une comédie haute en couleur, de celui qu'on a longtemps surnommé "le Molière espagnol", Tirso De Molina - à qui l'on doit la création du mythe de Dom Juan avec sa pièce "Le Burlador de Sevilla".
Gwenhaël, pourquoi Le Timide au palais ?
J'ai toujours aimé les comédies de cape et d'épée. Intrigué dans mon travail par la mécanique du rire, cette pièce m'a tout de suite plu par ses rebondissements, cette joie qui transpire du texte. On est très proche aussi des comédies romanesques de Shakespeare. On y retrouve les codes de l'amour, de l'honneur et de la passion. Je voulais aussi faire découvrir une pièce et un auteur peu connus et peu joués à Paris.

La pièce se passe dans une fabrique de vêtements de nos jours, pourquoi ce choix ?
J'avais réalisé un documentaire sur les ateliers Citroën et j'en gardais beaucoup d'images, de sons... Le bruit des machines s'apparente au bruit du combat d'épées, par exemple. Mon objectif est de saisir ce qui dans notre passé culturel vit encore aujourd'hui et constitue des signes essentiels pour les nouvelles générations. Ce sont effectivement des ouvriers d'une usine de confection de costumes de théâtre qui s'empareront de la pièce. C'est un hommage poétique aux ouvriers en général et au métier de la confection, à ceux qu'on ne voit jamais, dont on ne parle pas et qui, pourtant, sont la colonne vertébrale de l'art de la mode.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 02/05/2008

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