Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

D.R.


Philippe Awat met en scène Pantagleize
Adepte d'un "théâtre du geste et de l'image", Philippe Awat plonge la pièce de Michel de Ghelderode dans l'univers cinématographique d'un polar des années 50.
"On peut se questionner sur le véritable propos de Pantagleize : est-ce une œuvre sur la destinée, sur l'engagement politique, est-ce le procès de l'innocence, une réflexion sur la place du poète dans la société... ? La réponse nous est donnée par le personnage-titre qui représente tout cela. C'est l'histoire d'un homme simple et sans histoire qui part à la rencontre de lui-même. La pièce de Ghelderode se situe dans la grande tradition du conte philosophique. Pantagleize offre, par sa naïveté même, une vision excentrée et excentrique du monde. Il symbolise le personnage de l'innocent, ou du candide, qui possède la capacité de démasquer ceux qui participent aux grands jeux de rôle de la société. La pièce propose, en ce sens, une satire globale du politique, face à quoi, Pantagleize incarne la tentation apolitique. Car cet antihéros se singularise par le détachement dont il fait preuve à l'égard des valeurs, des lois, des fonctions sociales. Cet homme absurde titube dans un monde absurde. Cet être sans passé n'est pas sans projet, mais porteur d'un projet vide, sans contenu, ouvert à tous les possibles. Peut-être n'y a-t-il aucune issue, ose suggérer Ghelderode, et si l'on en croit Pantagleize, même la mort est un songe."
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 26/04/2008

-
Haut