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© Bruno Perroud


La Forme des choses
Les frontières de l’art
Auteur dramatique, scénariste et réalisateur américain, Neil LaBute aime dénoncer férocement, mais avec humour, les supercheries de notre société. Cette pièce ne déroge pas à sa règle.
Evelyne, étudiante en art, bombe une statue pour, dit-elle, protester contre la censure et le faux, les attributs masculins de la statue ayant été plâtrés pour "savoir ce qui arriverait". C'est là qu'elle fait la connaissance d'Adam, étudiant, gardien de musée à ses heures pour arrondir ses fins de mois. Elle est jolie, c'est une battante, sûre d'elle, elle dit ce qu'elle pense et revendique sa liberté d'agir et de penser. Lui, timide, mal dans sa peau, au physique ingrat, attachant, galant version Moyen Âge va tomber amoureux pour la première fois. Il est fringué à l'emporte-pièce, elle le relooke. Il a des amis qu'elle trouve nuls, elle l'en sépare. Bref, elle devient son mentor et ça marche, car la larve devient papillon ! Prenant alors de l'assurance, il s'apprête à la trahir... Cette comédie ressemble au départ à une bluette de plus sur le milieu estudiantin américain. Puis elle s'étoffe peu à peu pour offrir une fin, quasiment imprévisible qui justifie le flou parfois ressenti. Car elle joue sur les décalages, entre la jeunesse des personnages et la maturité de certains d'entre eux, entre la spontanéité et le machiavélisme, entre l'humour et le drame... pour nous amener de la métamorphose à la manipulation. Quatre jeunes comédiens (Marie-Julie Baup, Julie Delarme, Jérôme Foucher et César Méric) évoluent avec plus ou moins d'allant dans une mise en scène réaliste signée par l'Anglais Adrian Brine. Un spectacle déroutant mais, au final, bien ficelé.
Zoom par Caroline Fabre
Paru le 22/03/2008

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