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D.R.


Sophie Lorotte
“Une mise en scène réussie ne se voit pas !”
Cette jeune metteure en scène monte "Quelqu'un pour veiller sur moi" de Frank McGuiness, pièce inspirée de l'histoire vécue par des otages à la fin des années 80 au Liban.
Pourquoi avoir choisi cette pièce ?
Son texte, régulièrement présenté par de grands metteurs en scène et de grands acteurs, en Irlande et en Angleterre, est profondément humaniste et optimiste. Enchaînés comme des animaux, les otages ont décidé de se soutenir, de veiller les uns sur les autres en prenant le temps de réfléchir à de vraies questions. C'est un anti-Huis clos. Ici, la plus belle chose qui puisse arriver à l'homme c'est l'homme. Et puis, on y rit !

Plutôt contradictoire avec l'horreur de la situation, non ?
Quand l'émotion est trop forte, la pièce s'envole vers le rêve ou l'humour. Dans une angoisse et une peur permanentes, on doit apprivoiser la folie qui guette. D'où leur irrépressible besoin de rire, plaisanter, rêver. Ils restent malgré tout des hommes libres.

Qu'est-ce qui a primé dans le choix des comédiens ?
Pour identifier facilement les personnages, il fallait des comédiens à forte identité. Pascal Casanova incarne l'Irlandais bon vivant, pilier de pub et bon père de famille. Arnaud Décarsin a ce côté racé et élégant de l'universitaire anglais. Sacha Petronijevic, l'Américain, a le visage calme et posé du médecin rassurant et cette violence intérieure qui éclate lors d'une panique totale. Pourtant, ils sont respectivement corse, picard et serbe !

Comment avez-vous procédé ?
Avant tout, il faut décortiquer le texte, creuser les personnages jusqu'à les connaître parfaitement. Puis, j'ai aidé les comédiens à trouver comment ils auraient géré l'ennui, réagi, géré l'impudeur de la proximité, l'impossibilité de faire quelque chose secrètement... Mais pour moi, une mise en scène est réussie quand elle ne se voit pas !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 30/03/2008

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