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© Wen Zang


Marc Goldberg
pour “L’Anthologie de l’humour noir” au Vingtième Théâtre
Un sujet original, des textes fantasques, presque des "curiosa", et sur scène : un conférencier, un scientifique et un clown suicidaire. A priori tous les ingrédients sont réunis pour qu'on assiste à un spectacle pour le moins inattendu. Marc Goldberg explore ici les variations de l'humour sombre...
Marc, pourquoi avoir choisi l'humour noir ?
C'est une forme d'humour passionnante, qui flirte sans cesse avec le tragique et avec le trivial. J'ai eu envie d'emmener le public vers un rire d'autant plus jubilatoire qu'il ouvre sur l'abîme. Loin du Boulevard et de la satire donc, des jérémiades, du glauque, ou de l'apitoiement.

Comment avez-vous sélectionné les textes ?
Je ne pouvais pas monter L'Anthologie dans son intégralité. J'ai par conséquent cherché à donner une place aux différentes veines d'humour noir décelées par André Breton : aristocratique, surréaliste, littéraire, macabre... Parallèlement, j'ai travaillé sur l'adaptation et j'ai inventé trois personnages que j'ai confiés à trois comédiens aussi singuliers que différents : Bernard Menez, Patrick d'Assumçao, et Roland Timsit.

Ce recueil date de 1939, qu'en est-il de cet humour en 2007 ?
Il ne faut pas oublier que c'est Breton qui a inventé la notion même d'humour noir. Depuis 1939, il s'est développé tous azimuts et a dérivé. Il est souvent devenu "trash", frontal, brut. Celui qu'évoque André Breton, au contraire, a quelque chose de détaché, d'élégant, de raffiné. Et j'ai justement envie de revenir aux sources, avec ce spectacle.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 26/03/2008

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