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©Soizic Gourvil


Filip Forgeau
Avec plus de vingt ans de carrière, Filip Forgeau, aujourd'hui directeur artistique de La Fabrique - lieu culturel de la ville de Guéret, dans la Creuse -, monte "La Dispute" de Marivaux au Théâtre 13 à Paris. Rencontre avec un artiste qui excelle dans tous les domaines.
Filip, quel est votre parcours ?

En 1987, j'ai créé la Compagnie du désordre en région parisienne. J'ai alors donné ma première création Les Souffrances du jeune Werther d'après Goethe au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis (93). J'ai à cette époque été publié chez Actes Sud, et j'ai eu la chance depuis d'allier écriture et mise en scène. À une production de vingt-trois spectacles de théâtre en vingt ans s'ajoutent l'écriture de romans, la réalisation d'opéras ainsi que des films dont deux long-métrages.

Aujourd'hui La Dispute. Pourquoi ?

J'avais envie de remonter un classique. La Dispute est une pièce à tiroirs, à miroirs. Miroirs convexes, concaves, sans teint, déformants ou, au contraire, exacts reflets du réel, de la nature humaine. L'atmosphère qui se dégage de cette histoire et les thématiques qu'elle met en jeu m'intéressent. C'est une pièce à la fois philosophique, psychanalytique, mystique, symbolique, onirique, sensuelle, voire érotique. Selon moi, c'est un peu la rencontre des Liaisons dangereuses et d'Alice au pays des merveilles. Pour une "comédie", une telle profondeur est assez rare.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 16/01/2008

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