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D.R.


Sébastien Rajon
Les Courtes Lignes de monsieur Courteline
Rencontre avec le metteur en scène et concepteur de ce cabaret d'époque - de Montmartre aux Années folles -,
où textes de théâtre et chansons grivoises se mêlent, à l'Athénée, pour nous transporter dans un univers propre au sieur Courteline, festif et incisif.
Pour quelles raisons avoir retenu Courteline ?

Après Le Balcon de Genet, j'avais envie de quelque chose de plus populaire, de rentrer dans une vraie création, un spectacle à monter sur cette période que j'aime beaucoup. J'ai préféré Courteline à Feydeau ou Labiche, car il y a une écriture plus violente et directe qui, selon moi, dépeint plus cette époque.

Que trouve-t-on dans cette création ?

Il y a dix tableaux, dix comédiens-chanteurs-musiciens que l'on suit à travers une dizaine de pièces courtes (Monsieur Badin, Gros Chagrins, La Peur des coups...) et des chansons du début du siècle. C'est un vrai cabaret qui commence avec un ton léger et drôle pour finir sur une véritable descente aux enfers.

Thématiques datées ou actuelles ?

Références d'époque mais message universel, ce cabaret traite des rapports hommes-femmes, de l'individu dans la société. Il est amusant de voir que presque un siècle plus tard, certaines des chansons seraient impossibles à proposer aujourd'hui. C'est osé et féroce. Il y a quelque chose de cru, de drôle et de provocant, même, sur les relations humaines. En fait, ce spectacle est une sorte de déclaration d'amour.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 15/01/2008

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