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© Aurélie Denis


Arnaud Denis
Un génie sous des traits d’Ingénu
Retenez son nom. À seulement 24 ans, Arnaud Denis met en scène et interprète L'Ingénu au Vingtième Théâtre, une pièce qui a tout d'une fresque shakespearienne : deux heures de spectacle, douze comédiens pour trente personnages ! Mais qui a dit que les jeunes d'aujourd'hui n'arrivaient à rien ?
Arnaud, comment avez-vous commencé ?

Il y a cinq ans, j'ai créé ma propre compagnie pour monter modestement une pièce autour des Fables de La Fontaine. J'ai ensuite rencontré Jean-Pierre Leroux, qui m'a alors aidé et conseillé. J'ai monté depuis La Cantatrice chauve, Les Fourberies de Scapin et Les Revenants.

Et aujourd'hui L'Ingénu ?

Oui et c'est plus ambitieux que mes pièces précédentes. Jean Cosmos m'a proposé sa magnifique adaptation du texte de Voltaire, il y a deux ans. Projet trop énorme à l'époque, je l'ai gardé sous le coude et puis, cet été, un prix pour le Scapin au Festival d'Anjou m'a du coup donné les moyens de le monter.

Pourquoi cette pièce ?

Le texte est très actuel en fait. Il y a deux spectacles en un : une première partie en Bretagne gaie, festive et fantaisiste et, la seconde, à Versailles, plus grave. Voltaire parle de la perte de notre innocence, il fait une vraie critique de nos sociétés modernes, de l'hypocrisie de notre système "civilisé", non de façon moraliste, mais d'une manière drôle, spirituelle et bouleversante.
Interview par Samuel Ganes
Paru le 15/10/2008

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