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© Bruno Perroud


Alil Vardar
Un businessman rattrapé par sa passion artistique… ou inversement !
Comédien, auteur, Alil est propriétaire, avec son frère Hazis, du Paris (Avignon), de la Grande Comédie, de la Comédie République et du Palace. Voici sa réponse aux bruits qui courent sur lui.
La famille

"Albanaise, immigrée en Belgique. Deux frères aînés. Azis est comme mon double, mais si je suis malin, lui est intelligent (des années d'analyse pour arriver à dire ça !). Je m'occupe de l'artistique, lui des finances. On ne fait jamais rien sans l'accord de l'autre. Hamdi nous rejoint bientôt à Paris."

L'empire financier

"Contrairement à ce que nos détracteurs disent, nous ne devons rien à la mafia albanaise ! J'entends ça depuis des années, mais que voulez-vous, les Vardar ont réussi, alors ils sont suspects. La vérité est plus simple. J'ai l'instinct des affaires. Notre premier achat à Bruxelles ne coûta presque rien. Le succès de la formule (spectacles, bar et resto) aidant, on l'a répétée à Liège, à Charleroi et à Toulouse. Puis, on a tout vendu et acheté le Paris à Avignon qui ne désemplit pas. Ici, j'ai trouvé des emplacements de rêve à transformer. La Comédie République était une salle de jeux vidéo, la Grande Comédie, une banque. Tout ça pour jouer chez nous et ne pas remplir les caisses des autres !"

Le succès

"Il faut avant tout choisir de 'bons' spectacles, populaires, plaisant au public et donnant envie d'en voir d'autres. Par exemple, ma pièce 'Le Clan des divorcées' a rempli nos théâtres. En outre, ayant cru en Internet dès le début, j'ai acheté des bannières publicitaires à des prix ridicules, personne n'en voulant à l'époque. Aujourd'hui, ça représente 60 % de nos réservations. On bénéficie aussi d'une formidable chaîne humaine, dont Starter fait partie. Et on travaille dur !"

Le Palace

"Quand je l'ai visité, j'ai eu un coup de cœur immédiat sans rien savoir de son passé (j'ai vécu jusqu'à 28 ans en Belgique !). Pour cette salle de 1 100 places qui ouvrira en mars 2008, nous sommes associés avec une grande radio belge. Nous y recevrons entre autres comédies populaires avec têtes d'affiche, artistes internationaux de passage à Paris et comédies musicales. Pour l'heure, j'étudie avec attention un projet de comédie musicale sur Chaplin. Mon rêve serait d'avoir un spectacle qui dure longtemps, comme à Broadway !"

Le coup de gueule

"Le théâtre parisien est un vieux truc géré par trop de gens qui consacrent plus de temps à remplir des dossiers de subventions que leurs salles. Heureusement, d'autres comme nous arrivent. On ne doit rien à personne, on travaille à produire des spectacles qui plaisent au public et on réussit ! En France aussi, le théâtre peut être rentable !"

Un clin d'œil

"On associe mes réussites à des choses malhonnêtes. On ne pense jamais que j'ai du talent bien que plus de 350 000 spectateurs soient venus me voir dans 'Le Clan des divorcées'. J'y joue une nana... allons, un mafieux travesti, c'est pas sérieux ! Cela dit, c'est excitant de laisser planer le doute : et si c'était vrai ? Intouchables par peur de représailles ? Au fait, j'ai une info à faire passer : malgré tous les ennuis qu'on nous cause, contrôles fiscaux, Urssaf, TVA... on est encore là et il faut faire avec !"
Interview par Caroline Fabre
Paru le 07/03/2008

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