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©BM Palazon
D.R.


Chacun sa croix
Retrouvez la foi !
La magie d'un spectacle peut résulter de plusieurs facteurs : la fusion des êtres qui le composent, la qualité du texte, l'inventivité de la mise en scène, l'universalité du propos qui parle à tous, ou même la synergie de la pièce avec ses interprètes. Et si la magie de "Chacun sa croix" résultait d'un tout ? Forte de son succès mérité, la pièce de Jean-Christophe Barc, mise en scène par Thierry Lavat, actuellement à la Comédie Bastille, se voit hissée au rang des spectacles incontournables de cette saison théâtrale. Rencontre avec une équipe de comédiens irrésistiblement complices et attachants.
Manon Rony
- l'enfant de la balle

Mi-badgirl mi-princesse dans l'âme, Manon en impose à la scène comme à la vie. Elle grandit dans une famille d'artistes, au sein du Café de la Gare dont sa mère est la directrice. Pas étonnant donc de voir que cette artiste complète (comédienne, metteur en scène, auteur) a préféré quitter l'école pour se consacrer à une carrière artistique. Sa mère touchant à tous les métiers propres au spectacle, elle a été à bonne école. Amoureuse du théâtre - à 6 ans elle tombe amoureuse du film d'Ariane Mnouchkine Molière -, elle est attirée par le côté bohème et avoue qu'elle aurait aussi aimé être fermière (!). Après la pièce Ma femme s'appelle Maurice, J.-C. Barc la remarque et lui propose d'interpréter Rosa. Un rôle d'ex-taularde virile et casse-cou qui contraste avec son emploi de petite fille dans Cendrillon et le Chien qu'elle joue aussi en ce moment au Café de la Gare et qu'elle a mis en scène. Eh oui, pour notre plus grand plaisir elle est partout !

Didier Constant
- l'être de lumière

Né près de Montpellier, il idolâtre, déjà enfant, les vedettes populaires de la télé et du théâtre de boulevard de l'époque - ses yeux brillent, il a foi en un rêve fou : être un jour sur les planches ! Première révélation à 13 ans, quand il joue Le Petit Prince. Malgré tout, il fait des études de commerce et monte vivre à Paris. Il devient alors steward, retrouvant le plaisir de se donner en public. Il plaque tout et tente sa chance. À force de rencontres, il réussit à se faire sa place et ouvre même son propre théâtre avec Yves Lemonnier. C'est lui qui propose cette pièce qu'il avait lue huit ans auparavant. J.-C. Barc lui offre alors le rôle du curé dans lequel il excelle ! "J'aime les hommes spirituels, j'ai une profonde admiration pour ceux qui prennent le temps d'apaiser, de conforter, ceux qui s'adonnent sans compter aux autres." Il peut ainsi rendre hommage tout en assumant sa véritable vocation et son talent personnel : jouer !

Julien Cafaro
- l'homme qui venait de l'Ouest (remplacé par Jean Fornerod en janvier)

C'est dans les quartiers latins de Manhattan, Brooklyn donc, que Julien a grandi. Ce Franco-Américain a été très vite attiré par le théâtre "pour rendre les gens heureux". Une enfance entre les États-Unis et l'est de la France, c'est à 21 ans, à Paris, qu'il commence le théâtre. Il se forme au cours Simon, écrit une pièce On continue à l'appeler Pantalon qu'il va jouer et qui va remporter un gros succès au Festival d'Avignon. Il rencontre deux ans plus tard Robert Dhéry avec qui il commence à faire Les Branquignoles. Après avoir travaillé avec J.-C. Barc, on lui propose la pièce dont il assure le rôle du maire jusqu'en janvier où on le retrouvera dans la pièce Croque-Monsieur d'Isabelle Mergault, mis en scène par Alain Sachs, au théâtre des Variétés. Il sera aussi au cinéma et à la télévision aux côtés de Michèle Mercier et d'Isabelle Mergault. On le retrouvera aussi dans la suite de Camping Paradis. Bon programme !

Carole Massana
- la femme du peuple

Née dans la banlieue de Paris, Carole est pourtant une vraie Catalane pure souche. Élevée dans les valeurs liées à ses origines : cours de catalan, cours de danse traditionnelle - la sardane -, elle ne se doute pas que le théâtre va bientôt lui "tomber dessus" ! À 18 ans, une amie la convie à un atelier de commedia dell'arte - pas motivée, elle y va quand même par politesse et parce qu'elle l'avait promis (on reconnaît là ses valeurs catalanes !). À sa grande surprise, elle apprécie et veut continuer. À force de stages et de pièces, elle passe d'amateur à comédienne professionnelle. Son rôle de Janine, la bonne du curé, lui va à merveille et comme elle le dit elle-même : "Elle a cette humanité que j'aime véhiculer au théâtre. Pour moi, le théâtre a une vraie dimension sociale, je préfère contribuer à un théâtre populaire, le théâtre élitiste m'intéresse moins. J'ai besoin de me sentir utile en faisant rire ou pleurer les gens." Bravo ! Pari réussi !

Erwan Creignou
- le gars du pays

Cet artiste nous vient d'un petit pays proche de notre Jura français, la Suisse ! Élevé dans un village helvétique près de Lausanne, ce gamin qui gardait les vaches, connaît très bien le monde rural qui est le décor de la pièce, ainsi que le problème de la désertification des campagnes. "J'ai une tendresse particulière pour cette pièce. Elle parle d'un sujet qui me touche. Je viens d'une famille d'agriculteurs !" Il quitte sa campagne natale et rejoint Paris. Se lassant vite de son travail de dessinateur dans un bureau d'architectes, il décide de rentrer alors au cours Simon. Depuis il enchaîne les pièces, recherchant sans cesse la nouveauté. "Mon personnage est effectivement un peu simple d'esprit, mais je préfère lui donner un tempérament lunaire plutôt que d'en faire un vrai débile. Tous ces personnages sont attachants, le mien est décalé. J'aime jouer les personnages singuliers, on m'en propose souvent !" Comme quoi la Nature a du bon !
Dossier par Samuel Ganes
Paru le 16/02/2008

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