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D.R.


Jacques Collard publie ses mémoires
Sa vie est un roman
Adaptateur de spectacles à succès (de "Hello Dolly !" à "Cabaret"), ami des stars (Brialy, Delon, Le Luron, etc.), acteur occasionnel, restaurateur du Tout-Paris (Le Berkeley ou La Résidence Maxim's)... Jacques Collard a mené une existence qui est un vrai roman. Il la raconte dans une autobiographie pleine d'esprit et d'anecdotes sur les gens célèbres qu'il a côtoyés : "Ma vie semée d'étoiles" (France Europe Éditions).
Combien de vies a donc vécues Jacques Collard pour faire autant de choses ? "Neuf, dit-il en riant, comme les chats. D'ailleurs, je suis un chat, j'habite chez mes chats." Comme les chats, il a cette incroyable capacité à toujours retomber sur ses pattes, à faire une chose, l'abandonner, en faire une autre, puis une autre, puis une autre, sans s'attarder sur les échecs, sans se contenter des succès. "Le moment où j'ai été le plus heureux, dit-il avec un peu de provocation souriante, c'est quand j'ai été garçon de plage à Cannes. J'étais jeune, je vivais au soleil, en plein air, il y avait de l'insouciance même si c'était dur. À l'inverse, je n'ai pas été heureux à Hollywood. J'avais l'impression de ne pas être à ma place, et malgré le contrat de deux ans que j'avais avec la Paramount, malgré le rôle qu'on me promettait dans une comédie musicale, j'ai passé cette année 1955 à refuser des rôles que j'avais le sentiment d'usurper. Aujourd'hui, je regrette un peu cette naïveté, et quand on me propose un petit rôle dans un film, j'accepte pour m'amuser. J'ai, comme cela, joué les concierges de tous les hôtels de Paris... Mais à l'époque, je me suis sauvé d'Hollywood !" C'est pourtant ce passage par la Californie qui va lui offrir quelques années plus tard l'opportunité de travailler pour le théâtre. "J'avais rencontré le scénariste Michael Stewart qui a ensuite écrit 'Hello Dolly !' et qui refusait que sa pièce soit montée en France car il détestait l'adaptation. Je l'ai convaincu de me laisser essayer, et grâce à Annie Cordy, ça a été un énorme succès en 1972. Après, on s'est mis à me proposer des choses. C'était facile à l'époque de monter des spectacles, ce n'est plus le cas aujourd'hui." Les succès s'enchaînent (Le Limier, Les Enfants du silence, Love ! Valour ! Compassion !, etc.), passant même par un petit théâtre de Broadway pour une version américaine de Viens chez moi j'habite chez une copine. "Ils ont appelé ça 'I love my wife', la traduction littérale...", s'amuse-t-il. Dernier en date de ces succès, Cabaret qui triomphe toujours aux Folies-Bergère. "C'est peut-être l'adaptation qui m'a donné le plus de mal car il fallait respecter le texte américain à la syllabe près. J'ai un éventail assez large, mais j'ai une préférence pour la comédie musicale : dès qu'il y a un orchestre, un rideau rouge, des filles qui lèvent la jambe et des garçons qui font le grand écart, je suis aux anges !"

Pour la suite, Jacques Collard a déjà deux projets en route : Les Demoiselles d'Avignon, adaptation d'une pièce espagnole sur la jeunesse de Picasso dans un bordel, et Six leçons de danse en six semaines, une pièce à deux personnages. À suivre donc...
Portrait par Didier Roth-Bettoni
Paru le 05/01/2008

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