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Hughes Marcouyau


Gilbert Ponte
Molière est toujours plus fort que le metteur en scène
En septembre dernier, Gilbert Ponte ouvrait la saison du Théâtre Douze avec "Giacomo, l'Enfant de la cité", il la prolonge dès le 21 novembre en mettant en scène et jouant le "George Dandin" de Molière.
Comment être original lorsqu'on monte Molière de nos jours ?

J'ai choisi une mise en scène très contemporaine. Trois personnages jouent tous les rôles, certains apparaissent dans des télévisions, telles des images, des icônes. Il n'y a ni décor ni éléments, juste un tréteau et un grand rideau rouge. Les comédiens deviennent maîtres de l'espace. Il faut surtout veiller à casser le ronron du langage de Molière, se réapproprier les mots pour ne pas parler de manière outrée, ni pointue... Mais, de toute façon, on peut triturer Molière dans tous les sens, il est toujours plus fort que le metteur en scène.

Quel est le thème de cette comédie peu connue de Molière ?

Dandin s'achète une femme par l'intermédiaire de laquelle il gagne une ascension sociale ; mais elle est jeune, volage et dépensière. Il est convaincu qu'elle le trompe et n'aura de cesse que de vouloir convaincre son entourage de son obsession. Personne ne l'écoute, sa belle-famille le déteste, le méprise... Il se demande s'il existe finalement, s'il n'a pas été dépouillé de son identité. Dès la lecture, on se rend compte que l'être humain n'a pas changé depuis Molière ! A un moment, cela devient une tragédie. La vraie modernité de cette pièce réside dans le manque total de communicabilité des individus.
Paru le 05/12/2007

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