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D.R.


Daniel et William Mesguich
Ils sont réunis sur une scène pour la première fois. Au Théâtre de l'Œuvre, ils jouent "L'Entretien de M. Descartes avec M. Pascal le jeune", un texte de Jean-Claude Brisville.
Un dialogue de philosophes n'est-ce pas difficile à aborder pour un spectateur néophyte ?

Daniel Mesguich : Il n'est pas nécessaire d'être soi-même un grand philosophe pour goûter ce spectacle. Il a connu un grand succès populaire à Avignon cet été. L'une des vertus de ce texte est que chacun puisse entendre quelque chose de ce que se disent Descartes et Pascal. Le jeune Pascal est du côté de la foi, de la mystique ; de l'autre, Descartes est de celui de la raison. C'est déjà un partage du monde. Le monde se partage entre foi et raison et se bat sur cette question. Personne n'est au même niveau, mais il y a en chacun de nous un Pascal et un Descartes. Le plus mystique a ses moments de doute, et le plus agnostique a ses moments mystiques.

Daniel Mesguich interprète Descartes, William est Pascal. Comment la pensée de ces hommes s'affronte-t-elle sur scène ?

William Mesguich : Le dialogue est écrit au scalpel : Pascal et Descartes montrent deux théâtralités de leur pensée. Pascal aborde la vie comme si elle était un gouffre, il y a chez lui quelque chose qui raconte l'infini par rapport à la poussière que nous sommes. Descartes se joue de ce jeune homme ténébreux et fiévreux qui se réfugie dans le "on ne sait rien" et affiche une grande austérité. Pourtant, sa pensée est sublime et monumentale, il interpelle notre origine et notre devenir. Il y a une coupure nette entre ces deux philosophies. C'est génial à jouer.
Interview par François Varlin
Paru le 28/11/2007

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