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D.R.


Virginie Hocq
L’humoriste belge qui monte !
Virginie est une grande fille toute simple, directe et à la bonne humeur communicative. Elle demande même gentiment votre assentiment sur tel ou tel point... alors que, c'est sûr, elle sait parfaitement où elle va. En quelques mois à peine, son one-woman-show "C'est tout moi" a subjugué les professionnels et les spectateurs qui se sont précipités en masse pour y suffoquer de rire. En cette rentrée, elle joue les prolongations au Petit Montparnasse.
Selon votre biographie, vous avez décidé de devenir comédienne à l'âge de 8 ans. Info ou intox ?
Mon père est un passionné de théâtre. Il a ça en lui. Quand il raconte quelque chose, c'est plein d'images et d'humour. Ça m'a valu plus d'un mot incendiaire sur mes bulletins scolaires car, subjuguée par lui, je répétais tout ce qu'il disait... même ce que je ne comprenais pas ! Bref, ce fut mon modèle. Tout naturellement, j'ai suivi des cours de théâtre en extrascolaire, l'Académie chez nous, et dès le début mes professeurs m'ont encouragée. L'un d'eux m'a même dit que j'avais "l'œil de l'humour". Alors, je me suis présentée au Conservatoire Royal de Bruxelles en me disant : si je rate le concours d'entrée, je fais droit ou instit... et j'en suis sortie avec le 1er prix ! Mais ce ne fut possible qu'après avoir rempli mon "contrat parental", l'équivalent de "Passe ton bac d'abord" ! Mes parents m'ont toujours soutenue et aidée. Aujourd'hui, leurs principales préoccupations restent : tu dors bien ? tu manges bien ? on te voit quand ?

Et le succès est arrivé...
Oui !!! J'ai déjà fait trois spectacles en Belgique et la première partie de Lara Fabian qui a fait un gros boum. On me connaît, je remplis des salles de 600 places. Je suis fière et heureuse car je fais ce que j'aime, je paie mes factures, je m'achète des petits chaussures, je pars en vacances avec mes copines...

Puis vous êtes venue tenter votre chance à Paris...
Oui, mais il faut avouer que j'y ai été poussée par mon entourage qui croit plus en moi que moi-même ! Quitter mon pays me faisait peur. Et puis, en lisant Pariscope, je me disais : il y a déjà tant de spectacles, pourquoi viendrait-on me voir moi ? Or, si j'aime ce que je fais, je ne veux pas me rendre malheureuse. Par chance, ce fut énorme : le Dix Heures s'est rempli tout de suite, j'ai prolongé d'un mois et je reviens à Paris à la rentrée ! Youpi !

Il faut dire que vous êtes aussi douée que déjantée ! Comment naissent vos sketches ?
J'ai toujours avec moi un petit carnet sur lequel je note des idées. Ou alors, c'est au cours de délires entre copines. Par exemple, au resto, un soir, on se demandait si les filles étaient capables de penser à autre chose en faisant crac-crac. Je me suis levée en plein repas et j'ai commencé mon sketch (une liste de courses à hurler de rire) sur place ! Ensuite, ne voulant pas tomber dans la vulgarité car je déteste cela, j'ai décidé de ne pas évoquer par la parole ce qui se passe en réalité ! Ma démarche est presque toujours la même : je trouve une idée, sais comment le sketch va démarrer et comment je voudrais qu'il se termine. Il reste juste à trouver le milieu avec mon co-auteur, Victor Scheffer ! Mais aujourd'hui, j'ai trouvé mon rythme, ma nuance, ma touche personnelle et je suis mon instinct !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 07/11/2007

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