Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

© Bernard Richebé


Vincent Elbaz
“Un ‘Good Canary’, c’est quelqu’un qui a un cachet d’amphétamines dans le bec !”
Au théâtre Comédia, aux côtés de Cristiana Reali, il joue "Good Canary" dans une mise en scène de John Malkovich.
Vous avez déjà joué Hysteria sous la direction de John Malkovich. Quels souvenirs en gardez-vous ?
Nous étions passés sur le plateau bien plus tard. Il y avait eu plus de travail à la table, le texte avait été plus décortiqué. Malkovich est un directeur d'acteurs très patient, très bienveillant qui guide les comédiens sans jamais leur imposer quoi que ce soit. Ce que vous amenez sur le plateau sera dans la pièce, et ce que vous ne faites pas de vous-même ou n'arrivez pas à faire, n'y sera pas. En revenant toujours à une analyse du texte, il fait avec ce que l'on amène. Pour cette nouvelle pièce, on était immédiatement sur le terrain des émotions, en commençant directement à répéter sur le plateau, texte su.

Que dire de ce titre énigmatique ?
Good Canary, c'est une expression qui s'utilise pour dire que quelqu'un est un "bon petit chat" ; c'est ironique, quelqu'un de facile à vivre, pas un pigeon... Quelqu'un qui a un cachet d'amphétamines dans le bec. L'histoire d'un écrivain marié à une femme avec laquelle il a une relation très tourmentée.

Le théâtre a-t-il motivé votre envie de faire ce métier ?
Je n'avais pas de culture théâtrale lorsque j'étais plus jeune. Je regardais les films et ce qui passait à la télé. Puis lorsque j'ai commencé les cours d'art dramatique et que j'ai lu des livres sur le théâtre, j'ai compris que c'était l'essence du travail de l'acteur, les fondements.

Le cinéma apporte une notoriété plus rapide...
Il y a des acteurs de théâtre qui travaillent toute leur vie sans faire de cinéma. Ils sont reconnus dans le milieu, respectés sans être connus du grand public. Le cinéma apporte une reconnaissance plus large, un film peut faire 5 ou 10 millions d'entrées, mais ça reste le même boulot. Finalement, c'est un amoncellement d'expériences, et pas un moment clé dans une carrière qui provoquerait un déclic. On évolue petit à petit.

Vous ne connaissiez pas vos partenaires, et vous partez pour une longue aventure.
À part Stéphane Bouchez, je n'avais jamais travaillé avec Cristiana Reali, José Paul ou Jean-Paul Muel. Avec Cristiana, on communique très bien sur scène ; dès les premiers jours de répétition, chacun a essayé d'échanger les émotions, de prendre contact dans les situations de la pièce. C'est toujours passionnant de s'apprivoiser. Pour vraiment approfondir un rôle, il faut le jouer longtemps... Nous avons signé pour sept mois. Hysteria s'était jouée cinq mois. Il faut que le texte tienne le coup derrière, pour qu'il y ait toujours à creuser.
Interview par François Varlin
Paru le 19/09/2007

-
Haut