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D.R.


Didier Gustin
a trouvé sa voie
À partir du 14 septembre, Didier Gustin reprend "En chair et en noce". Un one-man-show qui explore les aléas d'une soirée de mariage. Et, pour la première fois, les imitations ne seront pas les seules à figurer sur les bans.
Quelle est votre définition du métier d'imitateur ?
Pour moi, c'est d'abord être un artiste. Imiter est trop restreint. Je suis aussi chanteur, comique, je joue dans des pièces et je fais du doublage.

Dans votre spectacle, vous interprétez des personnages de fiction et non plus seulement des imitations. C'est la première fois ?
Exactement. J'avais envie de jouer d'autres personnages comme le beau-père, la belle-mère, le DJ... j'interprète même un chippendale. Ça fait vingt ans que je fais de l'imitation, j'avais envie de changer. Ce spectacle est un peu charnière dans ma carrière. Mais j'ai avant tout envie de faire rire, de surprendre et d'emmener le public dans une histoire.

Vous vous faites souvent plaisir en chantant sur scène, ce sera la même chose cette fois-ci ?
Je l'ai fait dans la quasi-totalité de mon dernier spectacle. Dans celui-ci, il n'y en a presque pas. J'avais envie de me mettre en danger en racontant une histoire.

Pascal Légitimus a coécrit avec vous. Lequel est venu chercher l'autre ?
Il était venu me voir au théâtre dans Ça manque pas d'air. Il avait adoré et m'avait dit qu'il voulait travailler sur le prochain avec moi. Ça nous a pris un an d'écriture dans de très bonnes conditions, de manière très cool et en pensant que si ça nous faisait rire tous les deux, ça pourrait faire rire le public.

Quelle "patte Légitimus" peut-on y retrouver ?
Il a le sens du rythme, des bonnes phrases et de bons mots, comme du temps des Inconnus. D'ailleurs, il vise juste puisqu'à la fin des représentations,, il arrive très souvent que des gens viennent nous demander où l'on peut se procurer nos textes afin de se souvenir des répliques cultes.

Votre carrière semble avoir pris un nouveau départ. Vous le ressentez aussi ?
Je travaille plus qu'avant. Pendant longtemps, j'avais été "un panéliste de la télé" : celui qu'on invitait juste pour faire une imitation, à tel point que je me demandais parfois ce que je faisais là. Aujourd'hui, je me concentre plus sur l'écriture et le jeu de comédien. La voix de Jacques Chirac que j'ai interprétée pour le documentaire de Karl Zéro m'a donné plus de crédit. Mais maintenant, quand je passe dans une émission, je n'arrive plus les mains dans les poches. Je prépare, je donne du sens à ce que je fais.

En vous concentrant davantage sur la comédie, ça ne vous donne pas envie de ne faire plus que ça ?
Avec moi, c'est fromage et dessert. Je suis d'accord pour jouer, mais l'imitation reste un élément très important de mon travail que je ne peux pas mettre de côté.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 17/09/2007

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