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© B. Cruvellier
D.R.


Josiane Stoléru
Un théâtre actuel
Ce "Van Gogh à Londres" à l'affiche du théâtre de l'Atelier, est une pièce sur la jeunesse du peintre, les prémices de l'artiste qu'il sera plus tard. "Van Gogh, à 20 ans, ne songe pas encore à peindre, il vend les tableaux des autres. Il loue une chambre à Londres, chez une femme que j'interprète. L'auteur a pris des éléments historiques, est parti d'une base documentaire, et a rêvé...", raconte Josiane Stoléru.
Tilly, Donald Marguilès, Loleh Bellon, Arnold Wesker, Gérald Sibleyras, la belle carrière de Josiane Stoléru danse autour des meilleurs auteurs contemporains. Des personnages de mères, d'épouses, de sœurs, de filles, rôles très forts - on pense à La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, au Visiteur d'Éric-Emmanuel Schmitt, à cette Conversation après un enterrement de Yasmina Reza... - qu'elle épouse de sa présence fragile, ou appuyée. "Je suis très heureuse d'avoir créé beaucoup d'auteurs contemporains, cela s'est trouvé ainsi. Il y a les rencontres, les auteurs qui vous envoient leur pièce, les projets qui se montent et que l'on rejoint, les directeurs de théâtre, comme Laura Pels, qui osent des choix en direction du théâtre contemporain. Lorsque je joue une pièce, je lis toute l'œuvre de l'auteur en question, et je connais intimement et parfaitement le texte que j'interprète, tous les rôles bien avant de commencer. Je joue ce que j'aimerais voir jouer."

Des partenaires pour renvoyer la balle

À deux reprises, elle se retrouve seule en scène, pour donner des textes de Yasmina Reza et Arnold Wesker, deux expériences et deux succès, mais qui font naître en elle la nostalgie de ses partenaires. "J'aime qu'on me renvoie la balle. Pour Van Gogh à Londres, je ne connaissais pas le reste de la distribution choisie par Hélène Vincent, tous jeunes comédiens. Je vais les découvrir, leur jeunesse m'apportera quelque chose, je leur apporterai aussi. C'est la première fois que je travaille avec Hélène comme metteur en scène, je la connais bien, et c'est ce qui motive mon choix pour cette pièce. C'est parfois les gens avec qui je travaille qui m'amènent à prendre ma décision."

Un travail littéraire préalable

L'adaptation du texte en français est signée de Jean-Marie Besset, mais Josiane Stoléru s'autorise toujours une démarche d'investigation dans le texte d'origine. "Une traduction est toujours un écran, une interprétation. J'essaie de retourner à la source, de considérer la longueur des phrases dans la langue d'origine - même en suédois pour les pièces de Strindberg ! - car le français est une écriture forte." Ce travail de fourmi qu'elle avoue autour de chacun de ses rôles, elle le souligne comme celui d'un artisan. Voilà pourquoi lorsque le rideau se lève sur Josiane Stoléru, c'est sur un jeu en vérité, une voix posée. Une grâce.
Portrait par François Varlin
Paru le 08/10/2007

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