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© F. Vallon
Zoom par Caroline Fabre
Élisabeth Buffet
dans “Seule dans sa culotte”

Oreilles chastes, s'abstenir
Sachez-le, cette nana est une exception dans le monde de la scène. De fait, elle ne se dit pas "célibataire", mais "seule dans [ma] culotte" ! Vous voyez le genre ? Et encore, disons que c'est la plus light de ses formules chocs !!! Car elle est comme ça, argot, gros mots et métaphores délurées constituent son langage préféré. Et, bien sûr, elle appelle un chat un chat et donc une chatte... Une Bigard au féminin ? Non, car si la miss est fort grivoise, elle n'est jamais vulgaire, ni agressive, n'a de comptes à régler avec personne et ne joue jamais la provoc'. Au contraire, son naturel et sa gentillesse font que, après la première surprise due à son langage peu châtié - c'est le moins que l'on puisse dire -, on entre immédiatement en sympathie avec elle. D'autant que nous n'entendrons aucune jérémiade. Elisabeth raconte simplement et sans complexes des tranches d'une vie parfois flottante d'une fille bien dans ses bottes. De l'inconnu dans son lit au réveil à l'épilation intégrale en passant par une Bible revisitée et des trucs "à ne plus pouvoir regarder Benoît XVI dans les yeux", cette Madame Sans-Gêne rend hyper drôle ce qui paraîtrait glauque dans la bouche d'une autre. Car non seulement tout ça sent le vécu, mais c'est dit d'une façon inénarrable par une excellente comédienne toujours dans son personnage et pour qui naturel n'est pas un vain mot. A découvrir sans détour !
Paru le 20/07/2007

(46 notes)
ÉLISABETH BUFFET
THÉÂTRE DE DIX HEURES
Du vendredi 1 juin 2007 au jeudi 31 décembre 2009

SKETCHES. Dans un langage bien à elle, cette quadra un peu foldingue mais au caractère bien trempé attaque le "nouvel éternel féminin" dans lequel bien des femmes se reconnaissent. Un univers dont les hommes ne sont pas exclus, bien au contraire! Abrasive et corrosive, Élisabeth Buffet trouve un habile dosa...

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