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©Jean-Julien Kraemer


Michel Hermon
s’immerge dans l’univers de Lars Norén
Mis en scène par Claude Baqué, "Eaux dormantes" interroge le rapport de l'humanité à sa mémoire, de l'individu à sa propre existence. Michel Hermon interprète l'un des sept personnages de cet entre-deux onirico-métaphysique.
Quels sont, selon vous, les principaux sujets et thématiques traversant Eaux dormantes ?
Les sept personnages d'Eaux dormantes sont réunis autour d'une table, pour un dîner, à l'aube du xxie siècle, lors des lendemains immédiats de la déflagration causée par les attentats des tours jumelles. Ce traumatisme international provoque, chez eux, un séisme de la mémoire, une atomisation de leurs souvenirs. Ces protagonistes d'aujourd'hui - pour la plupart juifs, enfants de survivants de la Shoah - apparaissent un peu comme des personnes voguant sur le temps au sein d'une forme de "nef des fous", confrontées à une mémoire du xxe siècle à
moitié perdue, à l'oubli des massacres de ce siècle tragique et sombre.

À quel endroit les enjeux spécifiques la langue de Lars Norén ont-ils modelé votre travail de comédien ?
Je crois que chaque voix d'Eaux dormantes
intervient beaucoup plus comme l'une des
composantes d'un septuor, que comme un personnage au sens classique du terme. Car dans Eaux dormantes, les sept protagonistes n'existent qu'à travers ce qu'ils disent. Notre travail de comédiens a donc d'abord été d'investir, d'habiter la langue à la fois très quotidienne et répétitive de Lars Norén, une langue envoûtante qui porte jusqu'à une autre dimension du monde.
Paru le 13/06/2007

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