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D.R.


Anne Dimitriadis
met en scène “Les Folles d’enfer de La Salpêtrière”
Après "Bar des flots noirs" en 2005, Anne Dimitriadis retrouve la MC93 en portant à la scène un texte historique de la sculptrice Mâkhi Xenakis.
Comment est né Les Folles d'enfer de La Salpêtrière ?
Suite à une exposition de sculpture de Mâkhi Xenakis à La Salpêtrière. C'est à cette occasion qu'elle a découvert les registres de l'hôpital qui dévoilent le quotidien des femmes qui ont été enfermées là-bas à partir du xviie siècle.
Il s'agissait en fait de toutes les indésirables - prostituées, orphelines abandonnées, homosexuelles... - que l'on reléguait là pour s'en débarrasser.

Comment Mâkhi Xenakis témoigne-t-elle de ces destins douloureux ?
À travers une forme de spirale qui, de Louis XIV à Charcot, fait se succéder les histoires de ces femmes en mêlant récits et témoignages. Il s'agit d'une écriture très forte : un peu comme un chant écrit pour être dit, un long poème qui traverse les siècles à la manière d'une tragédie à la fois distanciée et théâtrale.

De quelle façon avez-vous investi ce texte ?
J'ai tout d'abord immédiatement éliminé les options du pathos, du psychologique et du démonstratif. Cela pour mettre ce poème en construction sur le plateau, pour le traiter comme une mosaïque dont les trois acteurs (ndlr : Jérôme Derre, Julie-Marie Parmentier, Nathalie Richard) s'emparent par le biais de divers codes de jeux. Et puis, j'ai voulu que l'univers sonore soit très présent : murmures, bruits de pas, messes... J'ai vraiment envisagé ce texte comme une partition poétique et musicale.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 18/06/2007

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