Connexion : Adhérent - Invité - Partenaire
Accueil Qui sommes nous Nos services Comment adhérer Questions courantes Contactez nous

©Reuter Philippe Wojazer


Fabian Richard
“Life is a Cabaret!”
Toujours à l'affiche des Folies-Bergère, transformées pour l'occasion en Kit Kat Klub, la version française de la comédie musicale "Cabaret" a su séduire plus de 150 000 spectateurs. Avant que l'aventure ne se termine le 14 juillet prochain (avec la possibilité d'une reprise à l'automne), revenons sur la personnalité talentueuse et généreuse de Fabian Richard, alias MC, le facétieux Maître de Cérémonie...
Une vocation pour le musical prend souvent ses racines dans l'enfance, ce moment de la vie où le chant, la musique et la danse deviennent parfois le prolongement naturel de la parole. "Tout a commencé quand j'avais 8 ans dans un village vacances : l'animateur nous a enrôlés de force - mon père, ma sœur et moi -, dans sa version des 'Misérables' qu'il présentait chaque année devant ses vacanciers ! Cette expérience fut tellement jouissive que nous l'avons réitérée plusieurs étés de suite, tout en créant une troupe amateur dans notre région pour continuer à présenter le spectacle le reste de l'année !" Puis il y eut, au début des années 1990, la découverte de la version professionnelle à Paris : "J'ai alors compris que tout me prédestinait à la comédie musicale. Après mon bac, j'ai suivi une formation dramatique complète et eu la chance de rencontrer à mes débuts Jérôme Pradon, l'une des personnalités du musical que j'admire le plus et avec qui j'ai eu la chance de travailler régulièrement." C'est ainsi que nous avons pu voir Fabian à l'affiche des Dix Commandements, de Titanic, Chance !, Belle, belle, belle ! et, enfin, Cabaret ou la rencontre d'une artiste de music-hall et d'un étudiant anglais dans le Berlin des années 1930, sous le regard de MC. "Ce Maître de Cérémonie est assez différent de celui tenu à l'écran par Joel Grey. Il est beaucoup plus présent : il ne fait pas qu'observer, il prend part à l'action. Il est aussi beaucoup plus sexué, clairement polysexuel ! Le public trouve d'ailleurs le film plus édulcoré que le spectacle. Nous avons particulièrement travaillé les atmosphères avec Sam Mendes pour faire resurgir le côté dangereux, inquiétant, pesant. Porter, à la fin du spectacle, la tenue des déportés a une résonance particulière chez moi : c'est un moment douloureux, chargé, intense. D'autant que notre avenir se révèle incertain : tous les discours justifiés ou non sur l'insécurité, sur la difficulté de vivre, d'avoir un emploi, nous entraînent dans une course à l'individualisme très dangereuse pour l'humanité. Et je ne crois pas les décideurs assez idiots ou maladroits pour nous avoir conduits là par hasard : ils ont parfaitement mesuré les effets du 'diviser pour mieux régner' ! Il ne faut donc pas oublier que c'est en groupe que nous réalisons les plus belles choses. Le succès de 'Cabaret' tient sur le talent des équipes artistiques et techniques, mais aussi sur notre solidarité : personne n'a abordé ce spectacle en voulant tirer la couverture à lui ou écraser l'autre. Ce qui fut la meilleure façon de nous mettre tous en valeur !"
Portrait par Alain Bugnard
Paru le 25/06/2007

-
Haut