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D.R.


Éric Rouquette
Avec "Une nuit au poste", le coauteur de "Signé Dumas" nous offre une nouvelle confrontation, celle de deux jeunes femmes placées en garde à vue et contraintes de passer une nuit ensemble avant de connaître le sort qui les attend...
Quel est le fil conducteur de cette Nuit au poste ?

C'est la confrontation de deux personnes qui, de par leur origine sociale et leur vécu, n'auraient jamais dû se rencontrer. Le contexte carcéral fait qu'elles n'ont pas d'autre possibilité que de dialoguer : l'enfermement crée la rencontre, une de celles sur lesquelles on ne mise absolument pas au départ, mais qui finalement compte dans la vie des gens. Elles sont en situation d'urgence et ont besoin de se confronter au regard de l'autre pour savoir qui elles sont et quel sens elles vont donner à leur existence.

Ce texte est-il aussi une critique des nouvelles politiques sécuritaires ?

Bien sûr, il parle de la répression en France en 2007, des prisons pleines, des mises en garde à vue assez rapides puisque les statistiques veulent qu'il y ait des chiffres, des peines... La pièce aborde donc cette obsession du tout-sécuritaire, cette phobie du communautarisme, qui consiste à penser que moins on se confronte à l'autre, plus on est en sécurité, alors que c'est justement l'exclusion qui est cause de violence ! Ce sont aussi les questions existentielles et les tourments de deux jeunes femmes face à leur avenir. Clémentine Saintoul et Estelle Vincent, les interprètes de cette pièce, avaient d'ailleurs le désir de travailler ensemble et comme il existe peu de textes pour deux jeunes femmes, je leur en ai composé un.
Zoom par Alain Bugnard
Paru le 28/06/2007

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