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Camille Saféris
©Céline Nieszawe


Bruno Chapelle et Camille Saféris
Ils “allument” la télé
Dans "Merci Jean-Claude", la deuxième comédie qu'ils cosignent, un peintre en bâtiment se mêle de la vie d'un animateur producteur dont l'ennemi juré prend la tête de la chaîne dans laquelle il travaille.
Camille fut, entre autres, chroniqueur à Nulle Part Ailleurs, chez Christine Bravo, Michel Drucker... Bruno fit partie du cultissime Petit Théâtre de Bouvard. Tous deux connaissent donc bien les coulisses de la télé.

En profitez-vous pour régler des comptes ?
Non ! Nous voulions à nouveau écrire ensemble et le monde de la télé s'est imposé au fil de nos cogitations. Il nous est apparu idéal pour un vaudeville moderne, car on y rencontre tant de vrais tarés et de mégalos que l'on n'a pas besoin de forcer le trait. D'ailleurs, la phrase mise en exergue sur l'affiche "Ne jamais prendre les téléspectateurs pour des crétins mais ne jamais oublier qu'ils le sont", je l'ai vraiment entendue !, lance Camille. Et Bruno d'ajouter : "On peut dire cela d'autres milieux (la politique, la com, la pub...). À la télé, on peut aussi croiser des gens fabuleux dotés d'une vérité et d'une éthique." Certes, notre animateur producteur est un melting pot de ceux que nous connaissons. Mais même si on "costarde", on ne dénonce personne ! L'idée était avant tout d'écrire une farce qui rebondisse sur d'autres sujets dont l'affrontement entre une bimbo et une fille au "physique de radio" et grâce au fameux Jean-Claude, aspiré dans la spirale du mensonge.


Comment travaillent deux auteurs sur une même pièce ?
Nous sommes avant tout des comédiens qui écrivent. Nous créons les personnages en les interprétant et jouons les scènes pour les écrire. S'ensuivent des séances de grosse rigolade... qui n'empêchent pas le dur labeur ! Car comme chez Feydeau, de la psychologie de nos personnages découlent les situations. Tant que l'un de nous doute, on cherche une autre voie. On a la solution quand on s'accorde enfin dans le plaisir. Ce ping-pong créatif est facilité par le fait que nous sommes complices et complémentaires. On se dit tout. On se stimule l'un l'autre sans compétition.

Bruno, quand on met en scène une pièce dans laquelle on joue, comment arrive-t-on à "se voir" ?
J'aime amener les comédiens à être à l'aise dans l'histoire, à apporter leurs richesses et à trouver leur place avec leur personnalité. Pour pouvoir faire de même, j'ai fait appel à une assistante, Stéphanie Dentone. "Bruno fait un vrai show, c'est un De Funès en puissance, on se régale !", ajoute Camille. "Je vais le prendre comme agent", sourit Bruno.

Quelle part de vous est la plus sensible à la réaction des spectateurs ?
Avoir plusieurs casquettes, c'est pratique. Tout le monde, auteurs, metteur et scène et comédiens, étant sur place, on peut réaliser les petits ajustements nécessaires immédiatement. Mais dès que nous sommes sur scène, seuls restent les comédiens. Le plus important est de se faire plaisir au moment où l'on fait les choses. Et notre plaisir suprême, c'est d'entendre rire le public !
Interview par Caroline Fabre
Paru le 09/04/2007

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