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D.R.


Philippe Calvario
Après «Richard III», «Roberto Zucco» et «Médée Kali», Philippe Calvario s'empare d' «Électre » qu'il met en scène aux Amandiers avec Jane Birkin dans le rôle éponyme.
Vous semblez interpellé par des œuvres particulièrement violentes...
Mettre en scène Électre clôt pour moi un cycle entamé avec Médée Kali. Je suis parti du texte contemporain de Laurent Gaudé, avec la mère qui tue ses enfants, pour retrouver l'écriture d'il y a 2 500 ans avec les enfants qui tuent leur mère. La langue de Sophocle se révèle étonnement actuelle. La violence existe sans doute avant tout par le chaos : on ne sait plus si les frères sont frères ou amants ; les pères sont morts, les mères sont devenues des criminelles, et cette confusion des places peut parler à chacun d'entre nous d'une manière très intime et très archaïque.

En quoi Jane Birkin vous a semblé l'Électre idéale ?
Quand je l'ai vue dans son spectacle Arabesque, avec cette robe rouge, pieds nus, j'ai senti en elle quelque chose de la tragédienne antique. Électre parle d'un matricide mais reste aussi, et avant tout peut-être, un chant d'amour au père et je sais que Jane (tout comme moi) est sensible à cette dimension de la pièce.

Dans quel cadre évoluerons-nous ?
Le décor immobile pourrait évoquer Épidaure, avec un sol de sable rouge et une maison blanche peinte à la chaux. Si j'étais jusqu'à présent obsédé par l'image, je souhaitais ici que le souffle vienne avant tout des comédiens et de leurs émotions.
Interview par Alain Bugnard
Paru le 11/01/2007

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