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©Laurencine Lot


Marcel Marechal
Après une tournée nationale et internationale avec les Tréteaux de France, le metteur en scène et comédien Marcel Maréchal porte "George Dandin" sur la scène du Théâtre 14.
Après Le Malade imaginaire, L'École des femmes, Dom Juan..., pourquoi mettre en scène une nouvelle pièce de Molière ?
Parce que même si je n'ai pas beaucoup monté de classiques dans ma carrière, il me semble que le théâtre de Molière est comme une terre nourricière. C'est un théâtre écrit par un comédien, pour des comédiens, un théâtre d'une richesse incroyable, investi de tous les ressorts de la scène. Quant au choix de George Dandin, c'est vraiment une pièce que j'aime énormément, un conte populaire atemporel.

Un conte que vous avez décidé de sortir de son contexte historique...
Oui, j'ai imaginé que George Dandin était un riche propriétaire terrien qui emmenait les siens prendre les eaux, quelque part sur le littoral, dans les années 1930. Cela afin de sortir totalement cette pièce du XVIIe siècle, de montrer sa grande actualité. Car George Dandin, c'est l'histoire d'un mariage forcé. Ce que veut dire Molière, c'est que l'on n'achète pas l'amour. Bien sûr, Angélique n'est pas un personnage d'une pureté extraordinaire. Mais c'est quand même quelqu'un de libre, de moderne, qui revendique sa liberté d'aller, la liberté de son corps.

Selon vous, quels enjeux fondamentaux travaillent le théâtre de Molière ?
Molière se situe sur une crête extrêmement subtile entre la bouffonnerie et la gravité. C'est donc là que réside l'essentiel du travail à accomplir sur son théâtre. Si l'on va trop d'un côté ou de l'autre, je crois qu'on le trahit. Il faut trouver le point d'équilibre qui donne à penser tout en donnant à rire.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 11/01/2007

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