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D.R.


Armand Eloi
Un bar miteux au nord du Pérou. L'alcool, le jeu, le mystère d'une disparition... Sur la scène du Théâtre 13, Armand Eloi met en scène "La Chunga", une comédie de Mario Vargas Llosa qui donne corps aux fantasmes d'une bande de mauvais garçons.
Mario Vargas Llosa dit de sa pièce qu'il s'agit d'une "histoire sur les fantasmes engendrés par le désir et la frustration". Pouvez-vous nous en dire plus ?

La Chunga est une pièce profondément humaniste, qui met à nu les mécanismes du machisme. Ceci à travers une bande de quatre petits coqs, les Indomptables, dont la crânerie tranche avec la fragilité que révèlent leurs fantasmes. Quant à la patronne du bar dans lequel ils passent leurs soirées, la Chunga, elle doit se comporter comme un homme pour survivre dans cet univers-là...

Un univers que votre mise en scène positionne entre réel et imaginaire...

Oui. J'ai choisi de faire se télescoper, dans un même cadre, les images du réel et de l'imaginaire. Paradoxalement, c'est ce procédé qui permet de deviner ce qui est du ressort du rêve ou de la réalité, deux plans mis en perspective par la musique de Jean-Louis Cortès, interprétée au bandonéon par Manuel Cedron.

De quelle tradition théâtrale vous sentez-vous le plus proche ?

Sans doute le théâtre populaire. J'adore raconter des histoires et je pense, comme Peter Brook, que "le diable, c'est l'ennui". En tant que metteur en scène, j'ai du mal avec l'abstraction : j'aime un théâtre concret, un théâtre d'identification qui permet la catharsis, qui crée du sens et donne naissance, je l'espère, à une forme de supplément d'âme.
Interview par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 01/12/2006

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