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D.R.


Henry Dalem
s’en va en guerre !
Une jeunesse qui fait de lui un metteur en scène prometteur, un goût prononcé pour le théâtre brechtien - sa compagnie se nomme "De Quat sous" - et le répertoire italien, à partir du 23 novembre prochain, Henri Dalem monte "Guerre" de Goldoni au théâtre Mouffetard.
Pourquoi cette fidélité au théâtre italien ?
Notre compagnie a commencé il y a quatre ans à travailler sur Il Campiello de Goldoni, dont j'avais moi-même effectué la traduction. Nous étions à la recherche d'un répertoire comique du xviiie siècle qui ne soit ni Marivaux ni Beaumarchais. Ce furent donc Gozzi, Calvino, des contes italiens... Je suis très intéressé par ce rapport entre la théâtralité et le réel dont Goldoni parle comme étant ses deux sources d'inspiration.

La guerre est un thème qui surprend chez cet auteur...
Il observe la manière dont la guerre désagrège, démolit les liens sociaux, et inverse les valeurs pour certains de ses personnages qui s'enrichissent grâce à elle. Il a une volonté de décontextualiser les événements pour mieux les analyser, sans s'attacher aux causes du conflit ni même aux nationalités des pays en conflit. Du reste, il en avait coupé toutes les scènes de batailles. Ses personnages se drapent dans des notions d'honneur, on s'approche d'un drame bourgeois, mais encore teinté de commedia dell'arte.
Interview par François Varlin
Paru le 09/11/2006

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