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D.R.


Christophe Perton
met en scène “Hilda”
En mars 2005, il créait "L'Enfant froid" de Marius von Mayenburg au théâtre du Rond-Point. Aujourd'hui, au même endroit, Christophe Perton met en scène la première pièce de Marie NDiaye : un texte saisissant sur les rapports entre une femme et sa domestique.
Quelle problématique la relation autour de laquelle Hilda est construite interroge-t-elle ?
Hilda embrasse, dans une vision séculaire, les rapports du maître et du soumis. C'est un sujet vaste dont le théâtre, la littérature et le cinéma se sont beaucoup nourris. Mais la particularité de cette pièce, c'est qu'en partant d'une question universelle, elle parvient à poser, insidieusement, la possibilité qu'un tel rapport existe, aujourd'hui, dans une petite ville de province française.

Comment pourriez-vous caractériser l'écriture de Marie NDiaye ?
Il s'agit probablement d'une des écritures les plus denses et les plus passionnantes des auteurs de sa génération. Elle me paraît assez proche de celle d'un Koltès, car elle en possède l'économie, la précision diabolique qui fait d'une phrase un paysage. En fait, l'écriture de Marie NDiaye est l'exact contraire d'une écriture bavarde et naturaliste.

Quel univers scénique cette pièce vous a-t-elle inspiré ?
Contrairement à ses apparences de pièce purement rhétorique, Hilda est une œuvre fantastique, peuplée de fantômes, laissant sans cesse apparaître des abîmes inattendus. Il s'agit d'une matière singulièrement ouverte et malléable, avec un espace réel pour échapper au réel, donner vie à des personnages presque mythiques. Finalement, pour moi, Hilda rejoint une forme de rêve.
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 06/11/2006

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