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D.R.


Philippe Rondest
“À la galerie”
Nouvelle pièce et nouvel auteur pour un nouveau théâtre à Paris. Philippe Rondest joue sur du velours ! Il met
en scène dès le 15 août "À la galerie", de Patrice Scanu au théâtre le Passage vers les étoiles.
Avec À la galerie, vous levez un tabou sur l'art contemporain ?
Cela se passe dans une galerie d'art huppée de la rue de Seine à Paris. La galeriste se voit imposer une artiste dont la peinture est très discutable. À partir de ce moment, tout peut arriver : péripéties, imbroglios, contrariétés, coups de théâtre... C'est une pièce sur la manière de gérer l'art contemporain, le snobisme, la véritable valeur d'un artiste, quand doit-on faire semblant de penser qu'il est génial... Ce n'est pas sans rappeler Art de Yasmina Reza, même si on y pointait plus la détérioration des rapports humains autour de la compréhension d'une œuvre.

Cette première pièce de Patrice Scanu révèle une nouvelle plume d'auteur dramatique...
Je l'ai rencontré par l'intermédiaire de Paule Noëlle ; il écrit aussi pour la télévision.
L'écriture du théâtre dit de Boulevard qui répondait à des règles précises - scène d'exposition, quiproquos, arrivée d'un personnage maladroit... - a beaucoup changé. Maintenant, on prend des personnages dans leur quotidien et on les suit jusqu'au moment où il leur arrive quelque chose d'important, de comique ou d'émouvant. Ce sont des tranches de vie, des personnages que l'on suit comme si l'on était voyeur.

Comment se déclenche en vous le réflexe du metteur en scène ?
J'arrive à avoir une sorte de photosynthèse immédiate en lisant le texte. Si le texte me parle, je vois immédiatement la distribution, le cadre et, en travaillant, je sais exactement ce que je veux dégager comme propos, quel sera le décor, réaliste ou symbolique... C'est une sorte de sixième sens. Si je n'ai pas ma photo immédiate, ce ne sera pas bon. Je lis beaucoup de pièces avant d'en trouver une intéressante. Quand j'en trouve une, c'est un peu le parcours du combattant entre le directeur de salle intéressé, le
financement, la distribution... Un parcours devenu plus difficile qu'il y a vingt ans.

Quel metteur en scène êtes-vous ?
Il faut le demander aux comédiens ! Mais je crois que je suis extrêmement patient et exigeant. Je les laisse venir à leur manière de travailler, je les bouscule s'il le faut. Il y a tout un travail préparatoire de mise en scène, en amont - conception de la pièce, du décor -, mais ce qui m'amuse le plus c'est le travail avec les acteurs, leurs réactions, l'aspect psychologique, s'il faut les pousser, les freiner. Je pars de leur nature, de la situation et des intentions de l'auteur, et avec ces points de départ, je vais essayer d'entrer dans la pâte humaine.
Interview par François Varlin
Paru le 04/09/2006

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