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D.R.


Ladislas Chollat
Du 10 mai au 25 juin, il installe au Vingtième Théâtre son "Barbier de Séville". Court entretien avec un jeune metteur en scène prometteur, actuellement en résidence à la Scène conventionnée de Beauvais.
Qu'avez-vous voulu faire avec Le Barbier de Séville ?
Je voulais quelque chose de drôle et de léger, une pure comédie. Pour cela, j'ai pris plaisir à "décoiffer" ce texte. J'ai fait du Barbon un vrai personnage fragile, amoureux, à qui l'on arrache la femme qu'il aime à la fin de sa vie.

La pièce a déjà été créée à Beauvais. L'accueil vous a surpris ?
Il a été formidable. Les gens sortent avec la banane ! Je craignais au départ que les personnes d'un certain âge ne se reconnaissent pas dans mon travail. En fait, tout le monde semble adhérer et j'en suis heureux. En prenant soin d'éviter le gag pour le gag, j'ai fait une mise en scène très ouverte, où l'on voit tout ce qui se passe, y compris dans les loges. Quand j'ai créé On ne badine pas avec l'amour, j'ai voulu, un soir, passer derrière la scène et j'ai trouvé cela très beau. C'est cela que j'ai aussi voulu montrer pour rendre en même temps hommage au théâtre.

Votre collaboration avec Beauvais est fructueuse ?
Oui ! J'ai eu la chance de ne rencontrer que des personnes enthousiastes. Le Conseil général de l'Oise m'a confié la direction d'un festival d'une semaine qui se tient à Ermenonville et qui sera consacré à un auteur, cette année, Ionesco. Tout va se dérouler dans des lieux magnifiques en plein air. L'an prochain, je mettrai en scène deux spectacles, Calamity Jane, lettres à sa fille et Médée de Jean Anouilh que je crée avec, dans le rôle de Jason, un comédien qui a été de toutes mes aventures, Benjamin Boyer et qui incarne le comte
Almaviva dans Le Barbier.
Philippe Escalier
Paru le 12/06/2006

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