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Grand Prix Claude Lemesle
Promouvoir les nouveaux talents de la chanson française, telle est l'ambition du producteur Xavier Rémi, à qui l'on doit le Grand Prix Claude Lemesle, nouveau concours de chansons françaises, dont la finale aura lieu le 5 juin prochain au théâtre de la Gaîté. Xavier Rémi produit par ailleurs la compagnie Théâtre du Voir dont la troisième création, "Munich-Athènes", mise en scène par Christine Farenc, est à l'affiche du Théâtre de Nesle.
Pourquoi un Grand Prix Claude Lemesle ?
J'adore les artistes et le spectacle vivant. À mon sens, les vrais artistes ne peuvent exister que par la scène. Actuellement, ce sont ceux qui se produisent qui ont le plus d'avenir. Il y a d'ailleurs de plus en plus de jeunes talents qui refusent d'être distribués par les majors. Le but de ce concours est de lancer des artistes par la scène et de leur faire rencontrer des professionnels. Comme je connais Claude Lemesle depuis plusieurs années, je lui ai proposé d'organiser un concours de chansons qui porterait son nom, dans la mesure où il est, avec Pierre Delanoë, l'un des plus grands auteurs français, et que son nom est associé aux plus grands succès de Sardou, Hallyday, Dassin, Reggiani, Fugain ou encore Dalida.

Comment se déroule ce Grand Prix ?
Pour participer, il faut envoyer un CD avec deux chansons inédites. Nous ne demandons aucun droit d'entrée. Nous avons ouvert les inscriptions en novembre dernier en passant des annonces sur Internet et dans quelques magazines. Nous avons reçu plus de deux cents dossiers en provenance de France, du Canada, de Belgique et de Suisse, et en avons retenu une cinquantaine. Quatre jours de présélections ont ensuite été organisés et un jury professionnel a pu entendre à chaque session douze artistes interpréter deux chansons inédites. Claude Lemesle ne faisait pas partie du jury mais jouait un rôle consultatif. Douze artistes ont été retenus pour la finale qui aura lieu le 5 juin au théâtre de la Gaîté. L'événement sera présenté par Patrice Laffont et le jury composé de personnalités prestigieuses. Nous avons conçu la finale comme un véritable spectacle à la hauteur des artistes et du jury. Trois prix seront décernés : le prix du jury, le prix du public et un prix spécial coup de cœur Claude Lemesle. Plus de 6 000 euros de gain seront répartis entre les trois lauréats et nous offrirons aux titulaires des prix du jury et du public une programmation dans une salle parisienne dès le mois de septembre. Nous commençons déjà à recevoir des demandes d'inscription pour la prochaine session qui débutera en octobre. Étant par ailleurs producteur, je suis également en train de réfléchir à la manière de travailler avec les artistes présélectionnés qui n'ont pas été retenus pour la finale.

3 questions à Stéphane Corbin

Que peut apporter un concours de chansons à un artiste indépendant ?
C'est un exercice assez difficile et frustrant car il faut présenter en très peu de temps un univers complexe. Mais il faut en prendre son parti, car certains concours peuvent amener des rencontres importantes, comme le Printemps de Bourges ou le Trophée France Bleu où j'ai reçu le prix du public cette année. J'ai choisi de participer à ce Grand Prix, car Claude Lemesle ne pouvait donner son nom qu'à un concours de qualité.

Quel est votre univers musical ?
Si je revendique l'héritage d'une chanson française soucieuse du texte et du propos - avec, dans mon cas, une propension à puiser mes sujets dans le quotidien -, je m'efforce de donner à mes chansons une véritable musicalité en travaillant les mélodies. Je suis d'ailleurs davantage porté sur l'univers d'artistes anglo-saxons comme Tori Amos ou Kate Bush.

Que pensez-vous de l'évolution du métier ?
Le métier, tel que je le vis, n'a rien d'évident.
La fabrication et la diffusion des disques, la présence sur scène, la communication, tout cela nécessite des moyens financiers rarement accessibles aux artistes en développement, et les partenaires ne sont pas nombreux : entre les problématiques liées au téléchargement et les émissions de télé-réalité, le monde de la musique renvoie plutôt l'image d'un milieu fermé, formaté, et très replié sur lui-même.
Alain Bugnard
Paru le 15/05/2006

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