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D.R.


Raymond Acquaviva
“C’est la comédie musicale qui m’a donné envie de faire ce métier”
Adaptée d'"Anatole" de Schnitzler, "D'amour et d'Offenbach" nous transporte dans une Vienne virevoltant sur des airs de musique française. Mis en scène par Jean-Luc Revol, Manon Landowski, Gilles Vajou, Hervé Lewandowski et Raymond Acquaviva donnent corps à cette ronde musicale et amoureuse sur la scène du Théâtre 14.
Anatole, le protagoniste central D'amour et d'Offenbach, est un amoureux compulsif. Qu'est-ce qui le pousse ainsi dans les bras de toutes ces femmes ?
Sans doute son amour passionnel et débordant pour LA femme, donc pour toutes les femmes. Ce qui fait qu'il n'en trouvera aucune, car il ne parvient pas à s'arrêter sur une seule. Finalement, c'est de l'amour dont il est amoureux. Anatole est comme un avant-goût de La Ronde, pièce que Schnitzler écrira quelques années plus tard.

Quel rôle joue Max, votre personnage, au sein de cette frénésie sentimentale ?
Max est le confident d'Anatole. Il est toujours là, à ses côtés. Il l'écoute, le conseille, tente de l'aiguiller. Il s'agit d'une sorte de regard extérieur qui observe ce qui se passe avec délice, tendresse et compassion. Le rapport d'amitié qui unit ces deux hommes est très fort. J'aime imaginer, qu'en fait, Max est un peu le double de Schnitzler qui plane sur la pièce.

Avez-vous hésité avant d'accepter de chanter sur scène ?
Non, c'est même, au contraire, l'une des choses qui m'a immédiatement séduit dans ce projet. Car c'est la comédie musicale qui m'a donné envie de faire ce métier. J'adore vraiment ça. J'avais déjà chanté au théâtre dans un spectacle poétique, lorsque j'étais à la Comédie-Française. Puis, également, dans Les Trente Millions de Gladiator, que Jean-Luc Revol avait mis en scène en 1999. Jean-Luc est l'un de mes anciens élèves de l'école Florent. C'est un véritable plaisir de le retrouver aujourd'hui.

Que pouvez-vous nous dire de lui ?
Jean-Luc Revol est quelqu'un qui a des univers cachés. Il peut donner naissance à des choses complètement loufoques ou bien totalement jansénistes, comme c'était le cas lorsqu'il a monté Le Tartuffe. Il va toujours dans le sens des œuvres. C'est une grande qualité.

Vous partagez votre temps entre vos activités artistiques et professorales. Qu'est-ce qui vous a donné envie, un jour, d'enseigner ?
C'est venu un peu par hasard, suite à une proposition de François Florent me demandant de devenir professeur dans son cours. Et très vite, je me suis aperçu que je ne pouvais plus m'en passer. J'ai donc créé ma propre école, en 1999 : les Ateliers du Sudden. Mes plus grandes joies artistiques, je les ai éprouvées à travers l'enseignement. On peut être ému en jouant un rôle, mais tout ça est finalement assez narcissique. Alors qu'en tant que professeur, on est bouleversé par l'autre qui, en face de soi, ne sait pas qu'il est en train de devenir acteur. L'art arrive et le touche sans qu'il s'en aperçoive. Ces moments de grâce-là sont complètement magiques.
Propos recueillis par
Manuel Piolat Soleymat
Paru le 17/04/2006

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