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D.R.


Daniel Prévost
Il s’installe à la Comédie des Champs-Élysées
Il avait entamé le 10 janvier son "Paris World Tour", une tournée mondiale dans cinq salles prestigieuses de la capitale. Ce fut un triomphe et bon nombre de spectateurs restèrent sur le carreau. Comme une tournée cela se remet toujours, Prévost vous attend à la Comédie des Champs-Élysées pour vous offrir un grand éclat de rire !
Depuis les années 60, date de sa venue au monde artistique, Daniel Prévost ne cesse de surprendre. Il a fait ses classes rue Blanche, écumé les cabarets, fréquenté Jean Yanne qui l'a utilisé dans tous ses films, a participé à l'aventure dominicale du Petit Rapporteur de Jacques Martin, à Merci Bernard de Ribes, a écrit des livres et explosé dans Le Dîner de cons de Weber. En quarante ans, le public s'est attaché à cet artiste hors norme, impayable, hilarant et totalement barré. La dernière définition est de lui. D'ailleurs, il n'hésite pas à s'autoproclamer "Roi de la déconnade". Et nous, simples sujets, spectateurs de ce n'importe quoi humoristique, nous nous prosternons devant lui. Les chiens aussi l'adorent car "Ils sont tous à quatre pattes devant moi". Il avoue ne rien prendre au sérieux et surtout pas lui-même. "Face à l'absurdité du monde, j'exhibe mon incohérence !" Donc "Après 65 ans d'absence", Daniel Prévost remonte sur scène dans un one-man-show qui a tout d'un one-man-pense.Comme deux Prévost c'est toujours mieux qu'un, c'est son fils, l'inénarrable Sören, qui a pris en main son illustre père. Tel un chien d'aveugle, il l'a guidé dans les méandres de sa douce folie. Ensemble, ils ont concocté un spectacle détonnant qui met à mal les zygomatiques et fait travailler les abdos. Le rire étant un excellent sport, qui ne demande qu'à s'installer bien confortablement dans un fauteuil, je vous suggère de prendre vos aises, habits confortables et esprit bien dégagé de tous soucis. Voilà, vous êtes prêts. Sur scène, trois éléments de décor, côté cour, un pupitre en Plexiglas, au centre un fauteuil de voiture, côté jardin, le décor du Garage Gaudin avec téléphone géant. Daniel Prévost se promène de l'un à l'autre, nous entraînant dans un flot de pensées dans le style : "Le xxie siècle sera religieux ou pas, surtout pas plus con qu'un autre. Vous avez perdu la foi, mangez de l'andouille. Plus le temps passe et plus les œufs durent..." Il y a plein de bonnes choses dans ce spectacle, même une banane. Sa désopilante oraison funèbre personnelle est un grand moment, tout comme sa liste de personnages "les plus doués". Il se paye le luxe de nous faire, en français et dans un simili-néerlandais, le fameux sketch Garage Gaudin j'écoute. Finalement le pape lui rend hommage en reprenant à son compte, le titre de sa chanson, Dieu est amour. Mais chez Prévost, si "Dieu est amour", il est surtout "à Mourmelon" !
Marie-Céline Nivière
Paru le 19/04/2006

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