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D.R.


Aymeric Dapsence
répond présent
Installé au Bourvil où il a déjà réalisé une centaine de dates, Aymeric Dapsence, 30 ans, est un comédien touche-à-tout. Quel rapport entre ses prestations aquatiques et publicitaires où il vend des bâtonnets de surimis en smoking et ses apparitions dans le monde décalé de Groland sur Canal+ ? Une seule et même volonté :
être reconnu en tant qu'artiste.
Vous avez la tête de quelqu'un qu'on a l'impression d'avoir déjà vu quelque part. Où était-ce ?
Peut être dans la pub Coraya, ou alors dans le clip du rappeur Kerry James, ou dans Les Coups d'humour sur TF1 ou chez Cauet sur TF6, ou encore en travesti dans l'émission L'Expérience interdite sur M6...

Vous n'avez pas peur de vous perdre à force de faire autant de choses qui n'ont aucun rapport les unes avec les autres ?
L'important dans ce métier c'est de se faire connaître. Toutes ces apparitions peuvent donner envie aux gens de venir me voir sur scène. Après, c'est à moi de leur faire découvrir mon univers et mes personnages de médecin alcoolique, de randonneur fou ou de sadique tueur de mouches. En fait, je mise tout sur moi, je me vends partout. Je crois que si Loft Story existait encore aujourd'hui, je serais candidat. On me verrait en train d'écrire mon spectacle en direct sous les caméras. Il vaut mieux juste vivre pour faire ce qu'on aime plutôt que d'être connu et mal médiatisé.

Ne me dites pas que le vrai métier que vous voulez exercer, c'est "mec connu", comme beaucoup de starlettes éphémères de la télé.
Non, je veux être reconnu.

Moi je travaille pour un magazine de théâtre, donc c'est surtout votre expérience de la scène que les lecteurs veulent connaître. Quel est votre plus beau souvenir scénique ?
C'était en 2004 quand j'ai fait mon premier Café de la Gare. Quelques années auparavant j'avais rencontré Romain Bouteille qui m'avait dit : "Tu dois écrire, sinon tu vas te dessécher." Ça m'a donné le courage d'aller voir Sotha, la directrice du Café de la Gare et de lui demander de jouer mon premier spectacle sur sa scène pour une seule représentation. Elle a d'abord vu une vidéo de ce que je faisais, puis elle a accepté. J'avais passé une annonce pour distribuer des places gratuites et le soir de la représentation, la salle était complète : près de 350 personnes étaient venues.

Est-ce que le trac vous a fait enchaîner les sketches comme dans un tunnel ?
J'avais le trac, mais en fait, au début, j'étais très posé. Ça m'a permis de jauger le public, de le laisser venir vers moi. Le but était qu'il voit les choses à travers moi, je me le suis approprié. Les spectateurs ont beaucoup ri dès le début, je crois qu'ils avaient bien accroché sur mes mimiques. À la fin, tout l'orchestre s'est levé, certains sont restés pour remplir des fiches et donner leurs impressions. Ça a vraiment été un déclic. Je me suis dit que c'était vraiment parti.
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 27/02/2006

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