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Daniel Bardou


Stéphane Bern
inaugure la Jet-Set Academy au théâtre Saint-Georges !
Aux côtés de Francis Perrin et d'Isabelle de Botton, l'animateur télé de Vendredi et Samedi Pétante sur Canal+ est à l'affiche de "Numéro complémentaire", la nouvelle comédie de Jean-Marie Chevret mise en scène par Alain Sachs. Un Boulevard divertissant à souhait qui dénonce les impostures de la planète people !
Comment avez-vous été amené à jouer dans une pièce de théâtre ?
Jean-Marie Chevret a écrit cette comédie pour moi qui est une variation autour de mon personnage public. J'ai trouvé l'argument très drôle. Quand il m'a demandé si j'accepterais de la jouer, je lui ai répondu qu'il fallait d'abord qu'il trouve un théâtre qui la produise ! Je voulais également être entouré de comédiens irréprochables et d'un grand metteur en scène : je ne voulais pas devenir l'animateur télé qui se met à faire du théâtre pour passer le temps ! Tout s'est finalement monté très vite et j'ai bien été obligé de relever le défi !

Parlez-nous de votre personnage, Jean-Édouard Bernel !
Chevret a eu l'idée de confronter le présentateur de Saga à une situation inédite : après avoir été kidnappé et saucissonné dans une couverture, il se retrouve dans un appartement d'une HLM de Créteil, chez des communistes abonnés à L'Humanité et ultra-syndiqués ! Ils ont gagné au Loto et, persuadés que l'argent achète tout, ils ont décidé d'offrir à leur fille des cours de bonnes manières pour la faire entrer dans la jet-set. Mes leçons vont les rendre puants d'arrivisme et de snobisme ! On peut dire que l'action se situe entre My Fair Lady et Le Bourgeois gentilhomme ! Je finis par réaliser que j'ai créé des monstres ! Même si je vais très loin dans ma propre caricature, j'ai quelques reparties que je pense vraiment comme : "Bidon, toute cette planète people est bidon !" Cette pièce tombe à pic au moment où les gens se laissent bercer d'illusions par la télévision. Aujourd'hui, être célèbre, c'est un métier : on est d'abord connu et l'on doit ensuite prouver son talent, ce qui n'a pas de sens. J'ai d'ailleurs écrit un roman qui sortira chez Flammarion en janvier 2006, Un si joli monde, qui dénonce les impostures de la mondanité !

Après cette pièce, envisagez-vous de poursuivre l'expérience ?
J'en suis à la phase découverte, mais j'espère arriver très rapidement à la phase plaisir ! Après, je ne suis pas comédien, je ne solliciterai personne. On commence à me demander pour des films, ce que je fais volontiers tant cela m'amuse de distordre mon image. Même si, en France, on a tendance à enfermer les gens dans une catégorie, j'aime explorer d'autres univers et me mettre en danger. Je vais peut-être recueillir des quolibets mais au final, j'aurai perdu quoi ? Tout sauf mon temps car j'aurai appris énormément sur le théâtre et les comédiens. De toute façon, les critiques ne seront jamais aussi dures que je pourrais l'être à mon égard !

Isabelle
de Botton
Numéro gagnant !
Tantôt héroïne de Maupassant, tantôt monologuiste du vagin, aussi à l'aise sur les planches que derrière les caméras, également auteur et scénariste, Isabelle de Botton est une comédienne accomplie et épanouie !
La douceur, le charme allié à l'élégance... C'est un réel bonheur d'entendre Isabelle de Botton parler de son métier de comédienne : "Je ne me sens jamais aussi libre que sur scène !" Nul doute en effet que l'actrice exulte au théâtre, tant l'énergie qu'elle déploie est communicative. Pour Numéro complémentaire, Isabelle incarne "une fille populaire extrêmement sympathique", caissière dans un supermarché. "Sa vie lui convient parfaitement. Elle aime énormément son mari et sa fille. Mais elle va accéder à un monde qu'elle ne connaît pas en prenant elle aussi les cours de bonnes manières de Jean-Édouard Bernel. C'est très rigolo de jouer une fille populaire qui devient snob. Heureusement, elle a du cœur et reste Bernadette : elle se trahit d'ailleurs souvent !" Numéro complémentaire, c'est aussi deux rencontres pour Isabelle : "Je n'avais encore jamais travaillé avec Francis Perrin. Nous nous sommes immédiatement sentis de la même famille, ce qui sert parfaitement la pièce. Il y a une réelle complicité entre tout le monde, y compris Stéphane Bern, qui débute techniquement mais qui a l'intuition du jeu. J'ai trouvé cette rencontre formidable car c'est quelqu'un qui a le sens du respect et de l'écoute. Il est étonnamment rapide. C'est un Monsieur 100 0000 volts !"
Interview par Alain Bugnard
Paru le 30/11/2005

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