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D.R.


“1-2-3 SARDINES”
Sylvie Audcœur et David Basant : rien ne les “arrête”
Forte de son succès à la Comédie-Bastille, la troupe de "1-2-3 Sardines" déménage pour l'été au théâtre Fontaine. Ils y régleront à nouveau leurs problèmes de financement de start-up en tentant de plumer un gros poisson. Présentation guidée par deux de ses auteurs : Sylvie Audcœur et David Basant.
Pourquoi avoir reconstitué la même équipe d'auteurs que sur Court sucré... ?
David Basant : Parce qu'on ne change pas une équipe qui gagne. Et l'on cherchait aussi, mon complice Olivier Yéni et moi, un complément féminin. Je trouve que les rôles de femmes sont plus aboutis quand ils sont coécrits justement avec des femmes.

Votre précédente pièce avait déjà l'entreprise comme contexte. C'est un domaine de prédilection ?
D.B. : Je travaille une grande partie de mon temps en entreprise où je fais du coaching et de la formation. Et cette activité m'a beaucoup influencé dans mon écriture. J'ai besoin d'avoir des inspirations en dehors du théâtre. C'est un grand plaisir de côtoyer les deux mondes. Ça donne du recul. Certains auteurs sont parfois un peu déconnectés de la vie réelle.
Sylvie Audcœur : L'entreprise est un univers fédérateur, mais c'est d'abord un prétexte en général, et la bulle Internet est un prétexte en particulier. Dans tous les cas, pour trouver un pigeon, on rencontre toujours les mêmes soucis. Dans la pièce, ce sont d'abord les personnages qui priment.

Vous êtes des candidats idéaux pour l'écriture des scénarios de Caméra Café.
D.B. : Effectivement, avec le troisième auteur Olivier Yéni, nous avons été contactés par cette production et Olivier a écrit quelques épisodes.

1-2-3 Sardines marche très bien, tout comme Court sucré... Quelle est la recette ?
S.A. : C'est d'abord un gros coup de chance. On a beaucoup travaillé pour que la pièce tienne la route. Mais il y a surtout trois raisons : les effets de surprise ; de bonnes répliques ; et ça n'est jamais vulgaire. Et après le succès de Court Sucré..., nous nous sommes dit qu'il ne fallait pas qu'on fasse un "gros caca".
OK pour du Boulevard, mais je ne voulais pas d'histoire d'adultère. C'était une contrainte d'écriture pour que ce ne soit pas trop facile.
L'écriture à trois repose au moins sur l'exigence de faire rire les deux autres. Surtout que nous ne sommes pas du même univers.

D.B. : Nous avons été surpris du succès, mais je pense que le bouche-à-oreille a très bien fonctionné, et plus particulièrement dans les milieux de l'entreprise qui se sont sentis encore plus concernés par le contexte de la pièce.

Mêmes auteurs que sur Court sucré..., pourquoi pas mêmes comédiens ?
S.A. : Nous n'avons pris que des gens nouveaux parce que personne de Court sucré... n'avait d'emploi dans 1-2-3 Sardines. Mais à l'instar de notre précédente pièce, il n'y a pas de personnage central, tout le monde raconte l'histoire. Nous fonctionnons sur le principe du Clown blanc et de l'Auguste.

Comment Jean-Luc Moreau est-il arrivé à la mise en scène ?
S.A. : Il avait aimé Court sucré... Il a été très présent, y compris pendant l'écriture. Il aime travailler en osmose, il est très fédérateur.

Quand avez-vous senti que la pièce marchait ?
S.A. : Lors de la première. Les gens ont tellement ri que j'en ai eu les larmes aux yeux. Je me suis dit "ah bon, c'est drôle !", parce qu'au filage, je ne trouvais plus rien de drôle. En deux semaines, il y a eu une vraie progression des rires.

Puisque ça cartonne, quelle est la suite pour votre pièce ?
D.B. : D'abord, nous la jouons au théâtre Fontaine. L'enjeu est beaucoup plus grand puisque travaillons sur une exploitation de 600 places. C'est la première fois que ça nous arrive. Nous jouons de juin à septembre. Nous avions déjà joué dans de grandes salles avec Court
sucré..., mais jamais durant de longues périodes.
S.A. : Et d'autre part, nous avons signé le scénario ciné avec la production d'Alain Cadier. Nous sommes en cours d'écriture. Je ne sais pas si nous nous retrouverons dedans, les productions cherchent d'abord des comédiens "bankable", qui sont sûrs de ramener des spectateurs sur leur nom.

Au fait, d'où vient ce mouton sur l'affiche ?
D.B. : C'était une idée de la société qui a créé nos visuels pour la précédente pièce. Déjà, il n'avait rien à voir avec le sujet. Dans celle-ci non plus, mais comme Court sucré... avait bien marché avec ce mouton, on a décidé de le garder comme mascotte !
Interview par Frédéric Maurice
Paru le 12/08/2005

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