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D.R.


Lou Volt
C’est du 100 000 !
Digne héritière des chanteuses fantaisistes, la tonitruante Lou Volt, qui a fait ses classes au sein du Grand Orchestre du Splendid, enflamme de ses charmes capiteux les planches du Dix-Heures avec un one-woman-show composé de chansons bouffonnes et décalées. Interview survoltée.
Qui se cache derrière Lou Volt ?

Personne ! Lou Volt n'est pas un personnage comme peut l'être Ulrika von Glott. C'est mon nom d'artiste. Je suis une chanteuse engagée... en CDD ! J'ai mon répertoire propre, "autovécu" par moi-même ! Je ne suis pas auteur-compositeur, seulement interprète, bien que je choisisse les thèmes de mes chansons. C'est Xavier Thibault, mon patron - je fais aussi partie du Grand Orchestre du Splendid - qui me connaît par cœur, qui a écrit les deux tiers de mon répertoire.

Dans quel genre musical officiez-vous ?

Je suis à mi-chemin entre Pauline Carton et Catherine Ringer ! Je peux rappeler ce que l'on appelait les chanteuses fantaisistes des années 30 et qui osaient chanter des trucs un peu osés, comme Damia, Fréhel... J'ai également envie de citer Bourvil qui, en plus d'être un excellent acteur, était un chanteur tendre et touchant. Mais je vais m'en tenir là pour les références, sinon on va me cataloguer dans les vieux débris ! En fait, j'ai toujours voulu, depuis toute petite, faire marrer les gens en chantant. Marcel Amont, grand chanteur devant l'éternel, m'avait dit que ce serait mon chemin de croix ! La seule artiste qui a, en effet, réussi à perpétuer cette tradition est Annie Cordy. Peut-être cela signifie-t-il que l'on attend quelqu'un...

De quoi parlent vos chansons ?

L'idée, c'est de faire rire, sans tomber dans l'humour gratuit ! Ce sont des sujets de la vie quotidienne, sur lesquels je donne mon point de vue, sans agressivité. Je parle beaucoup des relations sentimentales dans la lignée des Bridget Jones un peu névrosées, qui cherchent l'amour, le trouvent un peu, puis plus du tout ! J'en profite pour taquiner les spectateurs que je fais monter sur scène. Ce sont mes "Minous" avec lesquels j'entretiens d'excellentes relations : ils achètent mon album après le spectacle, on s'écrit sur Internet et leurs femmes sont ravies !

Faut-il voir dans votre tenue un penchant pour le flamenco ?

Je ne saurais décrire mon look ! C'est un peu n'importe quoi, mais très joli en tout cas ! C'est Françoise Sauvillé, la costumière du Splendid qui a créé ma robe de scène. Elle ne me voyait pas autrement que comme ça. Ça tombe bien car j'adore le rouge ! Mais il n'y a rien d'hispanisant dans le spectacle. Je suis une Ch'ti née à Lille. J'ai conservé cette bonne humeur festive que l'on ne trouve que dans le Nord ! J'aimerais d'ailleurs que l'on dise de moi que je suis une déconneuse !
Interview par Alain Bugnard
Paru le 18/07/2005

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