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D.R.
Envers et contre soi
au Petit Théâtre de Paris
Silence !
Je me suicide...
Après Hôtel des deux mondes d'Éric-Emmanuel Schmitt, Daniel Roussel met en scène une comédie tragico-loufoque du jeune auteur anglais Ben Brown. De quiproquos en désaccords « métaphysiques », six personnages extravagants assaillent un professeur de philosophie et jouent les empêcheurs de se tuer en rond.

Si le professeur David Freeman (Alain Doutey) a choisi de mettre fin à ses jours, ce n'est pas par désespoir, mais par conviction intellectuelle. À 40 ans, il pense que son œuvre est achevé, que ses meilleures années sont derrière lui. « Je veux quitter la vie avant qu'elle ne me quitte. » Pour ce philosophe, la mort ne se subit pas, elle se décide.

Mais il n'avait pas prévu qu'au moment d'effectuer le grand saut, son entourage se révélerait très encombrant. Collègue coureur de jupons (Jean Dalric), bibliothécaire transie d'amour (Arièle Semenoff), journaliste « people » en mal de scoop (Pauline Larrieu), étudiante militant pour le don d'organes (Armelle), ecclésiastique moralisateur (Dominique Daguier), jeune plombier maladroit (José-Antoine Marin) : tout ce petit monde va ruiner l'intimité nécessaire au projet mortuaire.

Défendu par des comédiens pleins de vitalité (avec une mention particulière pour la jeune Armelle), ce spectacle dédramatise le suicide, jusqu'au burlesque. Claquements de porte, chassés-croisés en enfilade, à aucun moment Envers et contre soi ne sombre dans le spleen.
Zoom par Manuel Piolat Soleymat
Paru le 15/11/2000

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